Le marché automobile tunisien poursuit sa trajectoire haussière sur les quatre premiers mois de 2026. Avec 21 535 immatriculations cumulées à fin avril, contre 18 152 à la même période en 2025, le secteur enregistre une progression de 18,6 %. Le seul mois d’avril 2026 totalise 7 070 unités, en hausse de 12,4 % par rapport aux 6 290 d’avril 2025.
S’agissant des marques, la coréenne KIA consolide sa première place avec une part de marché de 9,7 % et 2 091 unités, contre 8,5 % un an plus tôt, soit une progression de 35,6 %. Sa compatriote HYUNDAI reste solidement installée en deuxième position avec 2 042 unités et une PDM de 9,5 %, en hausse de 10,4 %. ISUZU réalise la percée la plus spectaculaire du top 3 : avec 1 847 unités et une PDM de 8,6 %, la marque japonaise affichant une croissance de 110,8 % par rapport aux 876 unités enregistrées au cumul d’avril 2025.
la marque française CITROËN se hisse au 4e rang avec 1 365 unités et une PDM de 6,3 %, en bond de 62,1 %. L’autre française PEUGEOT progresse de 74,1 % pour atteindre 1 161 unités (PDM de 5,4 %). Ces performances témoignent du retour en force du groupe Stellantis sur le marché tunisien, après une période de tensions sur les approvisionnements.
À l’inverse, plusieurs acteurs voient leur part de marché se contracter. RENAULT, malgré son rang de 5e, recule de 25 % en volume (1 248 unités contre 1 663). La Japonaise TOYOTA perd 19,1 %, se classant 6e avec 1 188 unités. L’Italienne FIAT enregistre la plus forte baisse parmi les marques de premier plan, avec un repli de 46,7 % à 776 unités. L’autre Jaoonaise SUZUKI affiche une chute de 27,3 % à 915 unités, malgré un volume qui lui permet de rester dans le top 10.
Le fait marquant de cette période demeure l’accélération des marques chinoises. BYD, dont les ventes passent de 130 à 414 unités, réalise une hausse de 218 %. DONGFENG triple son volume (394 unités contre 111). NISSAN fait une réapparition remarquée avec 396 unités contre 68 en 2025, soit une multiplication par 4,8. Des marques nouvellement introduites, comme Omoda&Jaecoo, Lynk&Co et Jetour, s’invitent au classement sans précédent comparatif disponible, signe d’une diversification continue de l’offre.
Au total, 53 marques sont recensées sur le marché, contre 47 actives l’année précédente. Cette fragmentation croissante rend la compétition plus intense, notamment dans les segments intermédiaires. Le volume global de 21 535 unités reste néanmoins en deçà du niveau nécessaire pour retrouver les niveaux pré-crise, et la durabilité de la croissance dépendra de l’évolution du pouvoir d’achat et de la politique d’importation.

