MENA : Les levées de fonds en janvier toujours concentrées dans le Golfe, la Tunisie reste absente

MENA : Les levées de fonds en janvier toujours concentrées dans le Golfe, la Tunisie reste absente

En janvier 2026, les startups de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) ont levé 563 millions de dollars, selon les données de la plateforme Wamda. Ce montant représente une hausse spectaculaire de 228 % par rapport au mois précédent, malgré un recul de 35 % par rapport à janvier 2025. Le financement par emprunt reste marginal, ne représentant que 9 % des capitaux mobilisés.

Les Émirats arabes unis confirment leur position de leader dans la région, totalisant 426,3 millions de dollars levés à travers 12 opérations. Cette performance est portée par deux méga-levées : 230 millions de dollars pour Maal et 170 millions pour Property Finder. L’Arabie saoudite se classe deuxième avec 56 millions de dollars levés par 18 startups, tandis que l’Égypte (22,1 M$ pour 4 startups) et le Maroc (17 M$ pour 2 startups) ferment le podium. La Tunisie n’apparaît pas dans le classement, aucune startup locale n’ayant réalisé de levée notable durant le mois.

Du côté des secteurs, la fintech s’impose largement avec sept startups ayant levé 319,7 millions de dollars, suivie par la proptech (189 M$ pour trois startups) et le SaaS (17 M$ pour sept startups). Les financements restent majoritairement orientés vers les entreprises en phase d’amorçage : 31 startups early-stage ont mobilisé 66 millions de dollars en janvier.

En termes de modèles économiques, les startups B2C captent l’essentiel des fonds avec 470,8 millions de dollars levés sur 17 opérations, contre 43 millions pour 19 transactions B2B et seulement 9 millions pour six opérations B2B2C. Par ailleurs, les entreprises fondées par des hommes représentent 36 opérations pour un total de 560 millions de dollars.

Si les levées de fonds globales connaissent une croissance par rapport au mois précédent, la concentration des capitaux dans les grands écosystèmes du Golfe souligne un déséquilibre persistant dans la répartition régionale, laissant des pays comme la Tunisie en marge des grands deals.

I.Z. 

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