Les arrivées de migrants sur les côtes italiennes ont diminué de plus de 56 % au cours des dix premiers mois de 2026, selon les données relayées par l’ancien député Majdi Karbai.
Derrière cette baisse globale, les flux migratoires en provenance du Maghreb connaissent des évolutions contrastées : les départs depuis la Tunisie poursuivent leur recul, tandis que ceux en provenance d’Algérie affichent une progression notable.
Cette évolution intervient dans un contexte de durcissement de la politique migratoire de l’Union européenne, marqué notamment par l’accélération des expulsions, le renforcement des contrôles aux frontières et le projet de mise en place de centres de retour dans des pays tiers.
Selon les chiffres arrêtés au 15 octobre de chaque année et relayés par Majdi Karbai, l’Italie a enregistré 24 092 arrivées de migrants au cours des dix premiers mois de 2026, contre 54 965 durant la même période en 2025 et 54 129 en 2024. Cette baisse de 56,2 % sur un an ramène les arrivées à leur niveau le plus bas sur la période considérée depuis 2024.
Le Bangladesh reste le principal pays d’origine des migrants arrivés sur les côtes italiennes, malgré une forte diminution des flux. Le nombre de ressortissants bangladais recensés est ainsi passé de 16 175 en 2025 à 5 794 en 2026.
Toutefois, c’est la recomposition des flux migratoires en provenance d’Afrique du Nord qui retient particulièrement l’attention. Alors que les arrivées depuis la Tunisie poursuivent leur baisse, celles en provenance d’Algérie progressent sensiblement, témoignant d’une évolution des routes migratoires empruntées pour rejoindre la péninsule italienne.
D’après les données présentées par Majdi Karbai, la Tunisie occupait la troisième place parmi les pays d’origine en 2024, avec 7 158 arrivées, soit près de 13 % du total. Sa position s’est ensuite dégradée en 2025, année durant laquelle elle est passée à la huitième place avec 1 519 arrivées. Au cours des dix premiers mois de 2026, 1 275 arrivées en provenance de Tunisie ont été recensées.
En deux ans, le nombre d’arrivées depuis la Tunisie a ainsi chuté de 82,2 %. Cette baisse confirme le recul marqué de cette route migratoire, longtemps considérée comme l’un des principaux axes de départ vers les côtes italiennes.

