
Dans ce climat morose par lequel passe la Tunisie, on peut dire que Moez Joudi et certaines autres figures qu’on nous présente quotidiennement dans les médias, comme des experts en économie, ont réussi à eux seules ce que l’opposition en entier n’a pas pu réaliser.
A travers leurs déclarations alarmantes et généralement irresponsables sur l’économie et les finances du pays, ils ont réussi à ébranler la confiance des citoyens.
La dernière déclaration de ce type est d’El Joudi et date du 31 juillet. Sur Shems FM, il a déclaré que la situation dans laquelle se trouve notre pays est alarmante voire catastrophique et constitue, selon lui, un vrai risque de faillite de l’Etat ?
Joudi est même arrivé à exprimer des doutes sur les éventuels paiements des salaires des fonctionnaires ? Ce qui a poussé le Ministère à des Finances à réagir pour rassurer les fonctionnaires inquiets puisque les propos de cet « expert » ont été repris un peu partout sur le Net.
Et je doute même, que si ce Monsieur avait fait sa déclaration en boucle sur des chaînes de télévision, nous aurions eu des foules de Tunisiens devant les guichets des banques pour retirer leurs économies.
Ce qui est inquiétant au niveau de la manipulation de l’information, c’est les médias en majorité pas du tout neutres, invitent quotidiennement ce genre de personnes en les présentant comme des experts neutres, alors que tout le monde connaît leurs appartenances politiques et les agendas qu’ils servent.
La situation économique de la Tunisie est certes très difficile Mr Joudi, mais quelle que soit la position ou la haine qu’on peut avoir pour le gouvernement ou la Troïka, cela ne nous autorise en aucun cas à détruire notre pays et à ne pas se soucier de son avenir.
Car imaginons que la Troïka parte, que restera-t-il au pays ? Si de nombreux médias font exprès de nous bombarder de ce genre de témoignages, j’invite les organes de presse patriotes et de bonne foi, sans calculs politiques, de ne plus tomber dans le piège.
Je demande d’un autre côté au Ministre des Finances et au Gouverneur de la banque centrale de poursuivre toute personne qui, par des informations subjectives non fondées, portent atteinte à notre économie, juste pour des calculs politiques hypocrites.
Mohamed Djerbi
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