
En Juillet 2013, quand j’avais rédigé un petit article revêtant la forme d’une doléance, intitulé : « MONSIEUR LE PRÉSIDENT, LIBÉREZ ASMA », j’étais motivé par un devoir humanitaire et de solidarité avec une famille en plein désarroi, qui a éveillé en moi un impératif moral me poussant à agir.
Comme j’alternais la publication de mes articles entre plusieurs journaux électroniques, trois parmi ces derniers ont très poliment rechigné à le diffuser, invoquant l’excuse que l’article ne n’inscrivait pas dans leur ligne de rédaction.
En vérité, ces journaux appréhendaient d’éventuelles représailles et de devoir ménager les susceptibilités en ce qui concerne sa publication…. et je les comprends de plus en plus avec les dernières affaires qui ont secoué la place médiatique avec l’arrestation de plusieurs journalistes.Des affaires qui viennent nourrir le soupçon sur l’impartialité de la justice.
Seul un journal, celui-ci, pour être précis, a accepté sans hésitation aucune à le publier…un geste marqué de courage et de noblesse. Je ne fais pas l’éloge de ce site, mais les faits sont là…certains journalistes n’ont pas froid aux yeux quand il s’agit de servir la justice et la vérité.
« ASMA» Toujours Incarcérée
Néanmoins malgré mon appel, rien n’a changé entretemps. La jeune « ASMA » végète encore dans les geôles tunisiennes et vivote dans des conditions innommables.
Les caciques de l’ancien régime, même ceux qui ont les mêmes chefs d’accusation que « ASMA », ont récemment franchi le seuil de la prison…Ils ont probablement bien négocié leur relaxation… Alors que tout récemment, le tribunal de Tunis a encore débouté la famille de la jeune femme.
Derechef, je vous lance cet appel Monsieur le Président de la République, j’invoque votre magnanimité en tant que preux défenseur des droits de l’homme et de l’enfant, pour libérer la jeune « ASMA » avant l’Aïd.
C’est à l’aune de nos actes que nous serons jugés un jour par l’histoire. C’est le plus grand présent que vous pourriez faire en rendant leur maman à deux enfants, « I » âgé de quatre ans et la petite « Z » âgée de deux ans privée du lait maternel… « …L’homme est fidèle au lait dont nous le nourrissions… » disait un poète…
M. le Président, comment pouvez-vous accepter de voir des enfants innocents privés de l’amour de leur mère… en les sacrifiant sur l’autel de la vindicte ?
Des enfants victimes d’une surenchère punitive qui paraît déshumanisée, ce qui revient à conférer une facette humaine à l’horrible. Une abomination que, Monsieur le Président, vous ne cautionnerez jamais ! Car en maintenant Asma en prison, la justice, la dernière de la triade de la République, qui vous est si chère, risque d’être galvaudée et bafouée.
Dr Farouk Ben Ammar
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