
Le vice-président du mouvement Ennahdha et par ailleurs membre de son Conseil de la Choura, Cheikh Abdelfattah Mourou a accordée une interview au quotidien algérien, Al Chourouk, dans lequel il est revenu sur la situation actuelle qui prévaut en Tunisie au lendemain de l’assassinat politique de Mohamed Brahmi, sous fond de crise politique.
Le leader du mouvement Ennahdha a indiqué, à cette occasion, que son parti est expressément d’accord sur l’instauration d’un dialogue national mais que ce dernier devrait être initié sans conditions posées au préalable et qu’il faudrait que toutes les parties puissent prendre part d’une façon sérieuse à ces concertations qui auront pour but de débloquer cette situation critique que traverse le pays depuis plusieurs semaines maintenant.D’un autre côté Cheikh Mourou a fait savoir, que selon sa propre opinion, la fin de Rached Ghannouchi comme président du parti Ennahdha serait très proche. Il a ajouté que Ghannouchi est désormais encerclé de tous les côtés au sein de son parti tant au niveau du Conseil de la Choura qu’au niveau du bureau politique et qu’il subira le même sort que celui de l’interviewé, à savoir son éloignement tout simplement.
Mourou a rétorqué en disant que si jamais Ghannouchi fait le moindre pas en direction de l’opposition laïque, son sort serait alors scellé puisque le parti est désormais tenu par les mains de jeunes radicaux qui n’apprécient guerre les positions de leur leader, qu’il juge laxiste vis-à-vis des opposants de la troïka, dans le sens général et d’Ennahdha plus particulièrement.
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