La Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a exprimé son mécontentement face à la décision du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de l’exclure des commissions chargées des mutations ordinaires et exceptionnelles pour l’année universitaire 2026-2027.
Elle a estimé que cette décision constitue un recul par rapport à des accords antérieurs et porte atteinte aux principes de transparence et d’égalité des chances entre les universitaires.
Dans un communiqué destiné à la communauté universitaire, la Fédération a indiqué avoir reçu de nombreuses questions de la part d’enseignants et de chercheurs concernant les résultats des sessions de mutations ordinaires et exceptionnelles pour la prochaine année universitaire.
Elle a rappelé avoir adressé, le 11 août 2026, une correspondance au ministère, l’appelant à reprendre le travail sur la base des dossiers et procédures prévus par les accords des 5 octobre 2011 et 20 mai 2012. Ces accords portent notamment sur les missions et la composition des commissions nationales chargées des mutations, aussi bien pour les enseignants-chercheurs que pour le réseau des instituts supérieurs des études technologiques.
La Fédération a ajouté que le ministère avait récemment décidé, de manière unilatérale, d’adopter une nouvelle décision concernant la composition des commissions de mutation, en date du 18 août 2026, sans consulter les représentants de la Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Elle considère que cette décision constitue « une grave remise en cause des acquis pour lesquels les universitaires se sont battus pendant des générations successives ».
La Fédération a affirmé que la présence de commissions nationales chargées des mutations ordinaires et exceptionnelles au sein de la Fédération générale répond à la revendication des universitaires visant à garantir la transparence, à préserver le principe d’égalité des chances et à assurer l’équité entre les collègues. Elle considère que ces commissions constituent l’un des principaux acquis du secteur universitaire auxquels il n’est pas possible de renoncer.
Elle a également souligné l’importance du rôle social joué depuis de nombreuses années par les commissions de mutation, notamment dans la défense des droits des universitaires, l’amélioration des mécanismes de traitement des demandes de mutation, la limitation des abus et des pratiques de favoritisme, ainsi que le renforcement des principes de transparence et d’équité, tout en tenant compte des besoins des établissements, notamment ceux de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique situés dans les régions intérieures.
La Fédération a réaffirmé qu’elle entendait défendre son droit légal à représenter ses adhérents et à préserver leurs droits sociaux face à « cette exclusion ». Elle a tenu le ministère pour responsable des éventuels problèmes qui pourraient découler de décisions prises de manière unilatérale et de l’exclusion de la Fédération générale de l’enseignement supérieur, présentée comme le seul représentant syndical des universitaires.
Elle a appelé ses adhérents à se mobiliser autour de leur Fédération générale afin de défendre leur droit à ce que les mutations ordinaires et exceptionnelles des universitaires soient effectuées dans un cadre de justice et de totale transparence.
Enfin, la Fédération a déclaré qu’elle engagerait toutes les procédures et actions syndicales légitimes et légales que décidera la commission administrative nationale sectorielle concernant cette situation et d’autres questions, afin de défendre les acquis professionnels des universitaires, auxquels, selon le communiqué, il ne saurait être question de renoncer.

