Myriam Khiari, à la frontière du réel et de l’intime

Myriam Khiari, à la frontière du réel et de l’intime

Écrivaine formée en sciences politiques et en relations internationales, Myriam Khiari a construit un parcours singulier, marqué par plusieurs années vécues entre la Belgique, la Suisse, la France et l’Asie. Ces expériences ont nourri un regard profondément attentif aux transformations humaines, aux identités en mouvement et à ces instants de bascule capables de redéfinir une existence.

Depuis toujours, l’écriture représente pour elle un espace de recherche et de vérité. Avec « Ce que la vie ne t’a jamais dit » (Apollonia Éditions), elle signe un premier roman ambitieux, à la croisée de la fiction et de l’exploration existentielle. L’histoire suit Aliya, une jeune femme confrontée à une rupture si profonde qu’elle la projette dans un état de conscience suspendu, aux frontières du réel. Le temps s’y fragmente, les souvenirs refont surface, et l’identité elle-même semble vaciller.

Le roman s’appuie sur des recherches autour des expériences de mort imminente, des états de conscience modifiés et des mécanismes psychologiques liés au traumatisme et à la reconstruction. Ces phénomènes, aujourd’hui largement étudiés, inspirent une narration immersive qui interroge ce qui subsiste lorsque les repères habituels disparaissent.

À travers une écriture intime et presque cinématographique, Myriam Khiari explore la perte, la mémoire et la transformation intérieure. Le récit maintient un doute subtil : ce qu’Aliya traverse est-il une fin ou l’amorce d’un renouveau ?

Né d’une conviction simple — certaines expériences transforment une vie de manière invisible mais irréversible — ce premier roman propose une œuvre troublante et profondément humaine. Une invitation à s’interroger sur sa propre existence et sur cette part de nous qui, même face à l’effondrement, continue silencieusement de chercher la lumière.

Votre commentaire