
Demain c’est l’Aid et personne ne sait comment va se passer la journée. Avec les derniers évènements qui ont eu lieu en Tunisie, au cours de la semaine dernière, il s’avère difficile de sourire. Mais, nos enfants ont besoin de ce sourire pour qu’ils fêtent leur Aid, tout en étant optimistes.
Nous vivons actuellement des moments décisifs notamment suite à l’assassinat de Mohamed Brahmi et la mort affreuse de nos soldats à Jbel Chaambi (paix à leurs âmes). La légitimité du gouvernement ainsi que celle de l’Assemblé nationale constituante sont devenues le moteur de l’actualité tunisienne.
D’ailleurs, Ramadan 2013 était un Ramadan spécial. Chaque jour, une surprise « mortelle » nous a accueillis dès le lever du soleil et la patience était notre seule solution. Certains parmi nous, ont choisi de manifester devant l’ANC que ce soit pour ou contre la légitimité alors que d’autres ont choisi de partager les informations sur Facebook.
Le Facebook tunisien semblait déjà, à travers les publications de ses abonnés de mauvaise humeur : drapeau noir, statuts choquants, photos de corps ensanglantés, scènes macabres…etc.
Demain, on aura tous besoin du sourire qui nous manquait depuis quelque temps, notamment après la mort de Chokri Belaid (paix à son âme). Mais, est-ce qu’on arrivera vraiment à bien jouer le rôle devant nos enfants, les futures générations de ce pays ? Eux, ils vont se vêtir des plus beaux habits, ils vont exiger qu’on leur prenne des photos, leur achète des cadeaux, qu’on rende visite aux grands-parents, manger les petits gâteaux et faire une promenade.
Si les parents manifestent aujourd’hui, c’est pour assurer un avenir prestigieux pour leurs enfants qui vont systématiquement prendre la relève après avoir appris le vrai sens de la démocratie.
On les prend certes pour des gamins, mais, certains parmi eux savent ce qui se passe et ils seront les futures révolutionnaires de ce pays. Mais, qu’on leur fasse bien vivre demain, leur enfance, indépendamment des tirs et des gaz lacrymogènes. Demain, nos enfants auront besoin d’être gâtés même pour un jour, et après on reviendra sur terre pour nous occuper encore et encore de ce qu’il y a peut-être de plus vil ces temps-ci : la politique.
Nouha Belaid
Discussion about this post