
Les armes ont parlé et il y a eu mort d’hommes. La violence a supplanté le dialogue et la force des mots a cédé la place à la force des mains et l’atrocité et la barbarie de la violence ayant conduit à la mort de Lotfi Neghd à Tataouine , la brutalité de l’ assassinat de Chokri Belaid, la lâcheté dumeurtre du policier Lotfi Zar et des autres policiers et militaires victimes d’assauts terroristes , les menaces de mort contre les opposants politiques, les intimidations contre les journalistes libres et intellectuels indépendants seraient-elles les prémices d’un génocide et d’une extermination massive version post-révolution ?
L’impunité des actes de violence, des crimes qui se succèdent, l’omerta qui entoure toutes ces affaires, la complicité implicite du pouvoir en place ,les discours scissionnistes des ténors du Parti, l’extrémisme et l’obscurantisme des thèses défendues par les radicaux, l’apologie de la violence et de haine adressée par certains et reprise en chœur par des enfants innocents d’à peine 5 ans à l’adresse de tout un peuple « Moutou Bighaydikom », les intimidations et les menaces de mort qui se multiplient ,la barbarie et l’atrocité des actes commis , les milices qui s’organisent et les ligues de protection qui s’activent sont la consolidation d’une sale manœuvre qui se profile et se prépare pour éliminer et exterminer une bonne partie des Tunisiens qui ne sont pas au goût des nouveaux nababs et gourous du pays.
Une nouvelle dictature se met en place et les milices et ligues de protection ont pris le pouvoir après l’effondrement du système sécuritaire légal et sillonnent les villes pour faire la loi, usurper le rôle des policiers pour maintenir l’ordre public, empêcher les réunions politiques, commettre des atrocités, intimider les opposants, menacer les intellectuels et boycotter les manifestations populaires.
Endoctrinés pour l’exclusion, se croyant seuls défenseurs des vertus, réfutant le dialogue, usant de la violence, forts de l’impunité des autorités et appuyés par la complicité des autorités, de jeunes délinquants notoires recyclés par le pouvoir et organisés en milices profitent de ce nouveau statut pour accomplir leur dessein d’intimider et d’éliminer avec brutalité et barbarie tout homme politique qui s’oppose à la politique du parti, tout journaliste qui critique le pouvoir ,tout intellectuel qui s’exprime librement, tout artiste créatif et toute personne qui ne partage pas leurs idéaux.
Les scrupules de conscience ne sont pas de mise, la morale est bafouée, le bien et la bonté sont bannies, les valeurs sont souillées, l’amour est supplanté par la haine, l’égoïsme et l’opportunisme ont supplée le patriotisme pour détruire ce peuple, le diviser et enterrer à jamais une mère Patrie pas assez généreuse et aimante pour élever tous ses enfants.
Jalel Jeddi
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