Cette édition de PISA, qui a évalué plus de 760 000 élèves de 15 ans dans 91 pays et économies, met principalement l’accent sur les sciences, tout en évaluant les mathématiques et la compréhension de l’écrit.
La Chine et Singapour au sommet
Le classement fait apparaître un véritable duel entre la Chine et Singapour. Les provinces chinoises de Pékin-Shanghai-Jiangsu-Zhejiang obtiennent le meilleur score mondial en sciences (597) et en mathématiques (612). Singapour prend, pour sa part, la première place en lecture avec 535 points, devant la Chine qui atteint 527 points.
Le groupe de tête est complété notamment par Macao, Taipei chinois, le Japon, l’Estonie, la Corée du Sud et le Royaume-Uni. Ces systèmes figurent tous parmi les dix premiers dans les trois disciplines évaluées.
Les dix meilleurs en sciences
- Chine – Pékin, Shanghai, Jiangsu, Zhejiang : 597 points
- Singapour : 560 points
- Macao (Chine) : 541 points
- Taipei chinois : 540 points
- Japon : 538 points
- Estonie : 527 points
- Corée du Sud : 526 points
- Royaume-Uni : 511 points
- Canada : 510 points
- Nouvelle-Zélande / Australie : autour de 509 points
La performance chinoise est particulièrement remarquable en mathématiques : 612 points, contre 563 pour Singapour, deuxième. La moyenne de l’OCDE s’établit à 463 points.
Une France autour de la moyenne
La France est loin de ce groupe de tête. Ses performances restent proches de la moyenne de l’OCDE, dans un contexte de recul général des résultats.
Le recul est particulièrement préoccupant en mathématiques et en lecture. À l’échelle de l’OCDE, les mathématiques ont perdu 22 points entre 2015 et 2025, tandis que la lecture a reculé de 28 points, soit une dégradation correspondant à plus d’une année d’apprentissage.
Un avertissement à l’heure de l’IA
Au-delà du classement, PISA 2025 met en évidence une autre évolution majeure : les élèves rencontrent davantage de difficultés à évaluer la fiabilité des informations, croiser plusieurs sources et exercer leur esprit critique.
L’OCDE souligne également les enjeux liés à l’utilisation des outils numériques et aux distractions provoquées par les écrans, qui peuvent nuire aux apprentissages.
Le verdict de PISA 2025 est donc particulièrement éclairant : la Chine et Singapour dominent le paysage éducatif mondial, tandis que les grands systèmes occidentaux, dont la France, doivent désormais relever le défi du recul des apprentissages.

