Dans une lettre au Chef de gouvernement désigné Habib Essid, publiée dans le quotidien La Presse, Brahim Oueslati, ancien directeur général de l’Observatoire de la jeunesse, plaide pour le rattachement du secteur de la jeunesse directement au Chef de gouvernement.
Il écrit, notamment, que « les démarches ponctuelles doivent être écartées et il faut penser à insérer les stratégies de participation de la jeunesse dans un cadre institutionnel et structurel ainsi que dans les processus de développement politique, social et économique, autour d’un véritable projet pour la jeunesse dont le secteur a toujours souffert de son rattachement à d’autres secteurs tels que le sport, l’enfance, la culture ou l’éducation ». C’est pourquoi, ajoute-t-il, « qu’en tant que secteur horizontal, il doit être, directement, rattaché au chef du gouvernement, comme c’est le cas dans certains pays développés qui l’ont élevé au niveau des secteurs stratégiques ».
Et de proposer la création « d’un conseil supérieur, ou encore un ministère délégué avec des attributions élargies et une mission stratégique: élaborer un véritable projet pour les jeunes et avec les jeunes ». Pour redonner confiance aux jeunes, « le gouvernement pourrait, dans une première étape, donner mandat à une équipe d’experts pour lui préparer un rapport sur l’état des lieux comprenant un diagnostic des problèmes, des préoccupations et des attentes des jeunes. Ce rapport fera l’objet d’un vaste débat dans des états généraux de la jeunesse qui seront l’occasion de faire prévaloir le principe même de l’approche participative en associant les jeunes dans l’élaboration des stratégies qui engagent leur avenir ainsi que dans les décisions qui les concernent ».