Le vice-président de la Chambre nationale des fabricants de cahiers scolaires, Samir Mouelhi, est revenu sur les circonstances entourant la vive polémique apparue récemment sur les réseaux sociaux au sujet de l’illustration de couverture d’un cahier scolaire.
M. Mouelhi a affirmé que l’affaire est désormais close . Il a indiqué que des excuses ont été présentées. De plus, il y a eu une mise au point sur la nature réelle de l’image. Il a précisé que le visuel de la couverture représente un personnage de fiction. Le choix cible les enfants et ne représente pas une personne réelle. Il a également souligné que le choix de cette image a eu lieu de bonne foi, sans aucun arrière-plan ni portée politique, religieuse, ethnique ou géographique, expliquant que le recours à ce personnage relève de considérations purement marketing, compte tenu de l’engouement des élèves pour les héros de fiction.
Pour rappel, la couverture de ce cahier scolaire a suscité un vif émoi en ligne, se retrouvant au cœur d’une polémique virulente sur les réseaux sociaux. Les Tunisiens ont massivement partagé la photo, accompagnée de réactions hostiles nourries par des interprétations infondées.
Certains internautes ont en effet prétendu que le dessin représentait une personne originaire d’Afrique subsaharienne, tentant de faire croire qu’il véhiculait un message politique, allant jusqu’à y voir une incitation à l’occupation ou à la colonisation de la Tunisie.
Mais, l’illustration est manifestement imaginaire, inspirée de l’univers des bandes dessinées (comics) ou des jeux vidéo : elle montre de dos un personnage fantastique muni d’ailes et tenant des bâtons devant un paysage marin. Les tentatives de lui attribuer une portée politique ou subversive ne sont qu’une polémique montée de toutes pièces visant à instrumentaliser une création purement graphique.
Dans le but d’attiser davantage la controverse, on a également affirmé que ce cahier faisait partie des fournitures scolaires subventionnées. Une allégation démentie par les faits : le cahier ne bénéficie d’aucune subvention de l’État tunisien. Il s’agit d’un produit commercialisé par le secteur privé (de gamme « Cahier Extra ») et non du cahier scolaire officiel subventionné.
S.G

