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Pour avoir salué ses collègues en arabe, un agent de sûreté suspendu !

15 janvier 2014
in International
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C’est le Courrier de l’Atlas qui révèle cette incroyable histoire de discrimination. Pour avoir salué ses collègues en arabe, un agent de sûreté à l’aéroport Nice Côte d’Azur a été suspendu de ses fonctions. Le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) n’a pas manqué de faire connaître cette affaire à travers un communiqué.

Un jeune père de famille, agent de sûreté à l’aéroport Nice Côte d’Azur, a été suspendu pour avoir « défavorablement attiré l’attention sur sa personne ». Surpris, Monsieur M. demande à sa direction les raisons de cette mise à l’écart mais personne ne peut les lui donner, car cette mise à l’écart vient d’une initiative du préfet.

Sans réponse de la préfecture, le jeune homme saisit le CCIF qui le pousse à déposer un recours au tribunal administratif de Nice, pour annuler cette décision préfectorale. Le 12 décembre 2013, le Président du tribunal administratif suspend la décision. Le jeune homme pense, à tort, être tiré d’affaire.

Mais le préfet revient à la charge quelques jours plus tard et prend une nouvelle décision le 17 décembre, en reprochant au jeune agent de sûreté de saluer ses collègues en arabe, « un comportement caractéristique de radicalisation religieuse » d’après la préfecture.

Incrédule, Monsieur M. attend des éléments factuels pour comprendre cette décision mais rien ne vient et le jeune homme se trouve à nouveau suspendu pour avoir « exprimé une sympathie prononcée pour certains actes terroristes » sans aucune explication.

Le CCIF « invite la préfecture à être plus claire » mais rien ne filtre, le préfet reste muet. Le jeune père de famille, au casier vierge, se retrouve avec un contrat de travail suspendu et sans aucune indemnité ni compensation depuis « près de deux mois », à cause d’une suspicion visiblement infondée.

Le CCIF prévient qu’il « continuera le combat » et demande des explications au préfet des Alpes Maritimes en attendant  pour le jeune homme « le rétablissement de ses droits et de son innocence ».(lecourrierdelatlas.com)

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