
Depuis que la justice a décidé l’ouverture d’une enquête suite aux révélations du journal électronique Nawaat et aux reproches du Canadien Darren Abderahim Stevenson qui a accusé l’ex-Premier ministre Béji Caïd Essebssi et son frère Slahedine de transaction suspecte et d’avoir facilité
l’acquisition de la licence de prospection de son entreprise pour l’octroyer à une société appartenant à Slim Chiboub, avec la complicité du Conseil d’administration de Voyageur, l’affaire « Essebsi et Chiboub Gate » ne cesse d’alimenter la polémique.
Bien qu’on se soit rendu compte que les parts de Slim Chiboub dans la fameuse société « Voyageur » titulaire du permis de prospection « Borj El Khadhra Sud » sont confisquées en Tunisie et gelées au Canada, la question était de savoir pourquoi « Voyageur » a choisi de vendre 80% des intérêts miniers du permis de « Borj El Khadhra Sud » à Anadarko précisément, alors que les offres ne manquaient pas.
Anadarko représenté par Slahedine Caïd Essebssi
Pour y voir plus clair, Espacemanager a fait son enquête et a même contacté certaines sources au sein de « Voyageur » qui ont estimé que leur société n’a rien à se reprocher et que la vente s’est déroulée dans la transparence totale.
Nos sources ont ajouté que la validité du permis BEKS s’étalait jusqu’au 3 novembre 2011, mais Voyageur Oil et Gas Corp, n’étaient plus à la fin de l’année 2010 capables d’honorer leurs engagements.
Sa situation financière était tellement critique qu’elles ne pouvaient même plus régler leurs fournisseurs et elles risquaient non seulement la faillite mais aussi les poursuites judiciaires en Tunisie et au Canada.
D’où la nécessité de conclure une transaction de farmout avant Novembre 2011 ou bien perdre le permis.
Nos sources ont certes indiqué, que bien qu’elle soit libre de vendre ses parts dans le permis « Borj El Khadhra Sud » à qui elle veut, la société « Voyageur » a sollicité l’autorisation de l’entreprise tunisienne d’activités pétrolières, (ETAP) et a ouvert ses données techniques aux différentes sociétés pétrolières et investisseurs intéressés par ce permis.
Des sociétés telles que Shell Exploration et Production, Libya Oil Holding, KOV, GB, OMV, SONATRACH, DNO, ont été parmi les nombreuses à avoir exprimé leurs intérêts pour une éventuelle cession de 80% des intérêts miniers de « Voyageur », dans Borj El Khadhra Sud.
Mais il semble qu’Anadarko a présenté la meilleure offre non seulement sur le plan financier mais aussi sur le plan technique
Lors de notre enquête, nous avons été informés que les discussions avec Anadarko pour la vente des intérêts miniers de Voyageur dans le fameux permis « Borj El Khadhra Sud » ont commencé depuis 2010 sous la direction de Darren Stevenson, qui était à l’époque directeur exécutif de Voyageur.
Contrairement à ce qui se dit, la transaction n’a pas été faite de gré à gré puisqu’elle a été approuvée par l’assemblée générale ordinaire du 04 Août 2011.
Lors de cette assemblée, plus de 66% des actionnaires (dont Darren Stevenson) ont voté pour la vente alors que la société Green Oil, en raison du gel de ses actions, a été exclue du droit de vote conformément à la règlementation Canadienne pour le gel de propriété des biens de la famille Ben Ali.
Quand on a demandé à nos sources ce qu’elles pensent des accusations de Darren Stevesnon, qui a considéré que la transaction est douteuse, ces dernières se sont dit étonnées de ces reproches qu’ils jugent infondés, puisque le Canadien était jusqu’à mars 2011 Président du Conseil et était donc au courant des tous les détails de la transaction.
Il nous a été aussi dit, que le Canadien a même encaissé en tant qu’actionnaire les fruits de cette transaction et qu’il a participé aux procédures de gel des actions de Mayodor et Green Oil (société de Chiboub) dans « Voyageur » en tant que membre du conseil d’administration.
Ce qui ouvre encore la porte à de nombreuses spéculations dans une affaire qui ne finira pas de faire couler beaucoup d’encre et à laquelle on reviendra dès que nous aurons du nouveau.
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