Une explosion dans un immense complexe gazier au Qatar a fait 13 morts et 66 blessés selon les autorités, qui parlent d’un « accident » sans conséquence sur les importantes exportations de gaz de l’émirat.
La déflagration, l’un des accidents industriels les plus meurtriers de la région, est survenue dimanche soir dans la zone de Ras Laffan, qui abrite le plus grand centre mondial de production de gaz naturel liquéfié (GNL).
Treize personnes, toutes de nationalités indienne ou pakistanaise, sont décédées et 66 ont été blessées, aucune n’ayant un pronostic vital engagé, a indiqué lundi après-midi le ministre de l’Energie Saad Al-Kaabi lors d’une conférence de presse.
Il s’agit d’un « accident et non d’un sabotage ou d’un acte hostile », a ajouté le ministre alors que des installations énergétiques du Golfe avaient été attaquées par l’Iran lors de la guerre au Moyen-Orient plus tôt cette année.
Le site était à l’arrêt depuis décembre pour maintenance et n’avait été redémarré que deux jours avant l’explosion, selon le ministre.
Cette explosion « n’aura aucune conséquence sur les exportations » ni « sur nos besoins locaux », a ajouté Saad Al-Kaabi assurant qu’elle n’avait pas non plus causé de dégât environnemental.
Rapidement les autorités avaient parlé d' »incident technique », la compagnie publique QatarEnergy précisant que l’incident s’était produit « lors du redémarrage des opérations (…) dans l’installation d’approvisionnement local en gaz de Barzan ».
Selon QatarEnergy, l’installation de Barzan a une capacité de production de 1,4 milliard de pieds cubes standards de gaz commercialisable par jour, destinés à alimenter les centrales électriques, les usines de dessalement et les industries locales. Le site dispose également d’une capacité de production d’éthane, de condensats, de gaz de pétrole liquéfié (GPL) et de soufre destinés aux marchés locaux et à l’exportation.
Le projet est détenu à 93% par QatarEnergy et à 7% par la compagnie américaine ExxonMobil, selon le site de l’entreprise américaine.
Le Qatar, qui partage le champ gazier de South Pars/North Dome avec l’Iran, est l’un des plus grands producteurs de GNL au monde, avec les Etats-Unis, l’Australie et la Russie.

