La Tunisie a présenté au cours de la réunion du G8 tenue le 27 Mai 2011 une proposition de Plan de soutien du G 8 au programme de développement
économique et social tunisien tel que défini par les axes et les orientations approuvés par le conseil des Ministres.
Les grandes lignes de ce programme portent sur les besoins du pays pour répondre aux aspirations du peuple tunisien telles qu’exprimées par la révolution.
La déclaration finale du G 8 relative « aux printemps arabes » reprend largement les grands axes du programme tunisien à savoir :
– Soutien financier.
– Accès aux marchés et développement du partenariat.
– Soutien au rapprochement et au dialogue entre les peuples.
Elle reprend également l’idée d’actions à court terme et d’actions à moyen et long terme pour un partenariat durable.
La déclaration finale du G 8 décide également le principe d’un appui de 20 milliards de dollars sur 2 ans des banques multilatérales de développement (Banque mondiale, BEI,…) auquel s’ajouteraient les aides bilatérales d’un montant équivalent (10 milliards de dollars de la part des pays occidentaux et 10 milliards de dollars de la part des pays du Golfe). Soit un total pouvant atteindre 40 milliards de dollars sur ans pour la Tunisie et l’Egypte.
La part de chaque pays sera fonction des projets et programmes présentés et sera définie au cours de réunions à venir entre Ministres des finances et des affaires étrangères.
Il y a lieu donc d’être raisonnablement confiant que les demandes tunisiennes : 5 milliards de dollars par an sur 5 ans (soit 10 milliards de dollars sur 2 ans) seront satisfaites.
Il faut rappeler que ces financements concernent une partie seulement des besoins de financements définis par le programme de développement économique et social tunisien et qui concernent une enveloppe de 125 milliards de dollars sur 5 ans.
C’est dire que la Tunisie compte d’abord sur ses propres forces mais elle a besoin en même temps du support volontariste de la communauté internationale pour réussir sa transition.
Il s’agit à ce stade de stratégies et d’orientations du programme. Celui-ci doit faire l’objet de concertations avec l’ensemble des parties concernées au niveau national pour être présenté au cours du mois de juillet à la communauté internationale.
C’est donc un essai réussi qu’il faut transformer. Il s’agit aujourd’hui de poursuivre le processus en organisant le dialogue tant au niveau interne qu’au niveau international.
Au niveau interne, une concertation structurée sera engagée avec l’ensemble des forces politiques et sociales afin de réaliser un consensus national autour des besoins incontestables du pays en termes d’infrastructures pour désenclaver les régions intérieures, de financement des PME, de création d’emplois.
Au niveau international, la concertation se poursuivra avec los partenaires, de la Tunisie fort de ce consensus national.
source: communiqué
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