
Nous avions signalé dans un précédent article que l’Airbus A330-200 de Syphax airlines demeure bloqué à l’aéroport de Tunis-Carthage depuis son arrivée en Tunisie le vendredi 21 juin 2013.
Entre-temps, la situation s’est envenimée puisque les réunions, qui ont eu lieu au début de cette semaine entre les représentants de l’Office National de l’Aviation Civile et les représentants de la compagnie Syphax airlines n’ont pas abouti à l’obtention des autorisations de vol.
Le blocage est dû au fait que l’on veut imposer à Syphax de faire la maintenance de son avion chez les services techniques de Tunisair, alors qu’Airbus avait exigé, dans le cadre du contrat de location-vente signé avec la compagnie privée tunisienne, que la maintenance de son avion soit faite par les services d’Air France.
Face à ce long blocage et aux pertes dues à l’inexploitation de l’avion et à son entretien, estimés à 50 mille dinars par jour, la direction de Syphax est en train d’étudier les mesures urgentes à prendre.
Espérons que cette jeune compagnie ne s’étouffe pas suite à la multiplication des bâtons que l’on ne cesse de mettre dans ses roues et aux sabotages inimaginables qui ont pénalisé son envol.
Car il est très amer de constater qu’au moment où ailleurs dans le monde, l’on fait tout pour encourager les investisseurs privés à lancer leur projet et à créer de l’emploi, en Tunisie post-révolutionnaire, l’on fait tout pour les détruire et décourager tous ceux qui oseraient suivre leurs traces.
Et apparemment, certains n’ont pas pardonné à Mohamed Frikha sa décision d’investir dans une période où l’on fait tout pour bloquer la relance de l’économie, pour des considérations purement politiques !
J.B.H.
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