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Rachid Ammar serait-il le candidat de Nidaa Tounes à la présidentielle!?

9 juillet 2013
in Divers
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Rachid Ammar, l’ex-chef d’Etat-major des trois armées, serait le candidat de Nidaa Tounes aux prochaines élections présidentielles. Une thèse qui a été avancée par le journal Al Anwar et qui est défendable selon plusieurs analystes pour diverses raisons.

Béji Caied Essebsi, président du mouvement Nidaa Tounes, ne pourrait pas se présenter réellement aux élections vu son âge et son état de santé, surtout que la Constitution fixera certainement une limite d’âge pour la candidature à la présidentielle.

D’un autre côté, au sein même du parti, il existe des divisions et des opinions totalement tranchées quant au choix d’un autre éventuel candidat.

Les ex-destouriens s’opposent dans ce sens aux militants de tendance de gauche. Et même l’éventualité de soutenir un candidat issu de l’Union pour la Tunisie s’éloigne de plus en plus.

La preuve… ce sont ces campagnes de dénigrement répétées à l’encontre d’Ahmed Nejib Chebbi visant à le discréditer avec son éventuelle candidature pour la Présidence de la République.

Selon les observateurs, il n’y aurait d’autre choix que de présenter un candidat populaire et qui n’a pas d’antécédent avec l’ancien régime ou la mafia qui régnait sous Ben Ali. Un candidat fort qui peut conduire le pays avec une main de fer pour le stabiliser. Un candidat que les pays occidentaux accepteront facilement pour des raisons diverses.

Des conditions qui se réunissent chez le général Rachid Ammar surtout que ce dernier qui est en plus Sahélien, a démissionné de son poste militaire, ce qui lui laisserait selon cette hypothèse le temps de s’éloigner du paysage médiatique pour intégrer la vie politique et mieux revenir avec l’annonce de cette candidature.

Rachid Ammar peut donc incarner le parfait choix pour Nidaa Tounes. Jouissant d’une grande popularité auprès des citoyens pour avoir dit « non » au dictateur déchu, Ben Ali, mais aussi pour le fait qu’il représente une personnalité « vierge » politiquement parlant, n’ayant pas d’antécédents… Une thèse d’autant plus plausible que le militaire démissionnaire a effectué une entrée fracassante dans le top 3 des sondages d’opinion relatifs aux élections présidentielles.

Selon les analystes qui croient de plus en plus à ce scénario, ce plan serait en train d’être ficelé avec le concours de forces étrangères occidentales qui voudraient rééquilibrer les forces politiques du pays.

Cette éventualité pourrait jouir d’un plébiscite auprès du peuple mais aura également l’aval de toutes les composantes du pays, notamment les organisations syndicales et les différents partis politiques dont Ennahdha.

D’ailleurs, au cas où cette hypothèse aurait lieu, Ennahdha pourrait se concentrer sur les législatives et la Présidence du gouvernement, surtout que le régime qu’adoptera la prochaine Constitution tunisienne serait mixte, à savoir mi présidentiel mi parlementaire. Ce qui laissera la possibilité à Ennahdha de continuer d’une certaine façon d’être au pouvoir ou du moins de participer d’une certaine façon à cela.

Les analystes qui croient à ce scénario pensent réellement que cette division des tâches est désormais plus que probable et que cette éventualité est en train de prendre forme dans les coulisses loin de la scène médiatique.

Ce scénario est même qualifié dans certains milieux politiques tunisiens de « coup d’Etat militaire en douceur ».

Et l’éventualité de le voir se réaliser peut paraître plausible surtout si on met les choses dans leur contexte, non seulement national mais surtout régional et international, d’autant plus que la grande majorité des Tunisiens préfèrent éviter le scénario catastrophique de l’Egypte et l’éventualité d’une guerre civile sans fin.  

D’un autre côté, si Rachid Ammar se présente pour les élections présidentielles comme étant le candidat de Nidaa Tounes, que deviendrait Beji Caid Essebsi, le leader incontestable du mouvement ?

Justement les analystes avancent la thèse de le voir s’éloigner un tant soit peu pour jouer le rôle du sage et du rassembleur  … !

Mais de toute façon, il ne faut pas se leurrer. Même si cette éventualité pourrait être plausible, ce n’est pas nous qui décidons de notre sort, mais les forces étrangères qui tirent les ficelles de loin. Ces révolutions arabes ne le sont pas vraiment, comme on voudrait nous le faire croire. Cela se confirme de plus en plus et c’est clair comme l’eau de roche. Tout notre avenir se joue entre les mains des Occidentaux, notamment les USA et la France…

Slim Maâtoug

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