
Une Tunisienne et son fils ont été agressés verbalement et physiquement par un pompiste travaillant dans une station de services située à la Charguia. Tout cela parce qu’ils étaient… noirs !
Le jour des faits, une Tunisienne et son fils adolescent se sont arrêtés vers 21h00 à la station service en question sise à Charguia I en direction de Tunis pour regonfler les pneus de leur véhicule.A leur arrivée, une autre voiture les devançait et dont les pneus étaient en train de se faire gonfler par le pompiste, avec à l’intérieur une autre Tunisienne et ses enfants.
Quand ce fut au second véhicule de passer, le pompiste s’en alla. La conductrice le rattrapa en lui demandant s’il pouvait lui gonfler les pneus et que, bien entendu, elle allait le payer. Mais celui-ci lui déclara que ce n’était pas son boulot. La dame insista en lui disant qu’il l’avait bien fait pour le véhicule précédent. C’est alors que l’employé lui lança : «Elle, c’est une femme respectable ! Je ne gonfle pas les pneus des nègres ! Il y en a marre de vous les Noirs !».
Les choses se sont envenimées. Le pompiste s’est fait de plus en plus injurieux, grossier et vulgaire. Entretemps, le fils de cette Tunisienne, après avoir gonflé les pneus du véhicule, se dirigea vers sa mère et entendit les injures dont elle était victime. Il décida d’intervenir. C’est alors que le pompiste le saisit à la gorge et commença à l’étrangler. Deux de ses collègues sont intervenus non pas pour sauver le gamin, mais pour le tenir afin que l’agresseur le tabasse. La mère voulant défendre son fils a reçu un coup sur la bouche, lui provoquant une fissure à l’os sous la gencive (la radio à l’appui).
Pendant ce temps, l’adolescent a été traîné jusqu’à une poubelle où le pompiste avait caché un gourdin. Heureusement que le gamin réussit à s’extirper des mains de son agresseur, mais a été victime d’ecchymoses au cou, à l’œil, à la tête, et d’un traumatisme crânien (examens pratiqués à Charles Nicolle).
Les deux victimes ne durent leur salut qu’à l’«intervention» verbale des clients de la station. Elles se dirigèrent vers un poste de police pour porter plainte. Les policiers allèrent récupérer le pompiste qui leur rit au nez, mais fut quand même emmené au poste. L’employeur, pour le défendre, a déclaré qu’il allait consulter la vidéosurveillance pour connaître le fautif.
La femme tunisienne a décidé de porter plainte pour coups, blessures, injures et racisme directement auprès du procureur de la République.
Il faudrait que certains Tunisiens «blancs» comprennent qu’ils ont des compatriotes noirs tout aussi Tunisiens qu’eux!!
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