Dans un communiqué rendu public après l’annulation de son concert, le bureau de presse du chanteur libanais Rami Ayach a apporté des précisions en dénonçant de graves manquements de l’organisateur.
« Alors que la direction du Festival international de Bizerte avait informé l’artiste Rami Ayach que le concert prévu ce mardi 4 août, dans le cadre de la 43ᵉ édition du festival, figurait parmi les spectacles ayant enregistré le plus grand nombre de ventes de billets, le bureau de presse de l’artiste annonce, avec regret, l’annulation de cette représentation.
Cette décision intervient à la suite d’une série de manquements graves et d’irrégularités imputés au promoteur chargé de l’organisation du concert. Selon le communiqué, ce dernier aurait délibérément fait preuve de négligence et de pratiques contraires aux règles élémentaires du professionnalisme. Il lui est notamment reproché de ne pas avoir signé le contrat définitif avec le management de l’artiste, d’avoir transmis de faux billets et de fausses réservations aériennes à Rami Ayach et à son équipe, de ne pas avoir obtenu les autorisations officielles d’entrée sur le territoire tunisien, de ne pas avoir confirmé les réservations hôtelières et de ne pas avoir respecté les engagements financiers convenus.
Le communiqué précise que Rami Ayach et son équipe ont multiplié les démarches afin de trouver une solution à l’amiable et ont accordé plusieurs délais supplémentaires au promoteur pour régulariser la situation. Toutefois, celui-ci aurait continué à retarder l’exécution de ses obligations jusqu’aux dernières heures précédant le concert. Dans ces conditions, et en l’absence du contrat définitif, la direction du Festival international de Bizerte a été contrainte de décider l’annulation du spectacle.
L’artiste présente ses plus sincères excuses au public tunisien pour cette annulation, qu’il qualifie de totalement indépendante de sa volonté et de celle de l’administration du festival. Il affirme s’être préparé avec enthousiasme à retrouver son public en Tunisie, auquel il est particulièrement attaché.
À la lumière de ces événements, Rami Ayach appelle les autorités tunisiennes compétentes et les responsables du secteur culturel à ne plus collaborer avec ce promoteur. Selon lui, les graves défaillances constatées, les pratiques frauduleuses et le manque de professionnalisme portent atteinte non seulement à l’artiste, mais également au public tunisien ainsi qu’à la réputation et au prestige du Festival international de Bizerte.
Le communiqué conclut par une promesse adressée aux admirateurs tunisiens de l’artiste : un prochain rendez-vous sera organisé dans des conditions à la hauteur de leur fidélité et de son parcours artistique.
Le bureau de presse de Rami Ayach

