Recevant les présidents des deux chambres, Kaïs Saïed appelle à l’unité et à des réalisations concrètes

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu mercredi 5 mars au palais de Carthage le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala et le président du Conseil national des régions et des districts, Imed Derbali.
Selon le communiqué publié dans la page de la présidence, le chef de l’État a souligné que ce qui unit les Tunisiens « et ne saurait faire l’objet de divergences » est la patrie, l’indépendance et la continuité de l’État. Il a rappelé que le peuple tunisien, détenteur de la souveraineté, a déjà fixé ses priorités, appelant chacun à œuvrer à leur réalisation dans le cadre des compétences que lui confère la Constitution.
Le président de la République a estimé qu’il est naturel que les approches et les opinions diffèrent dans le cadre constitutionnel, mais a insisté sur le fait que le devoir national impose de rester étroitement liés au peuple tunisien, qui fait preuve, selon lui, d’une grande conscience dans les différentes circonstances. Il a appelé à accélérer le rythme des réformes afin de mettre fin aux causes des souffrances des citoyens.
Kaïs Saïed a également affirmé que la Tunisie œuvre à « écrire une nouvelle page de son histoire », fondée sur la justice, l’équité et l’égalité entre tous, soulignant que « nul n’est au-dessus de la loi » et qu’« il n’y aura aucune trêve dans la lutte contre la corruption ». Il a ajouté que certains pensent pouvoir poursuivre une « guerre d’usure », mais que « la décision finale viendra et les défis seront relevés malgré les difficultés ».
Le chef de l’État a conclu en affirmant que le peuple tunisien attend des réalisations concrètes dans tous les domaines de la vie publique. Selon lui, certaines commencent déjà à se matérialiser et d’autres suivront, notamment grâce à la contribution de la jeunesse. Il a enfin appelé à se rassembler autour d’un mot d’ordre commun : la Tunisie et son drapeau, en comptant sur les capacités nationales, estimant que « le temps du discours est passé et qu’il est désormais temps d’agir ».
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