
L’État actuel de l’économie tunisienne qui est loin d’être apaisante est une triste réalité. La croissance de notre pays est minée par l’instabilité politique et sociale depuis la révolution et par l’émergence de groupuscules radicaux responsables de violences, de trafics d’armes et de drogue.
Déficit budgétaire qui s’alourdit ; chômage en hausse, faible croissance, flambée grandissante des prix, secteur informel en expansion; dettes quasi insoutenables. Tous les indicateurs sont effrayants…Le dialogue national sur la relance économique initié par l’UTICA, et qui a réuni, samedi dernier, une pléiade d’homme d’affaires, économistes et syndicalistes outre des personnalités politiques et chefs de partis politiques, ne peut être qu’un pas de plus vers la résolution de la crise et de l’instabilité.
Un autre pas de plus pourrait être fait. S’agissant des dossiers de confiscation, nul ne peut dédaigner la gravité des crimes perpétrés par certains groupes en rapport avec le réseau de corruption sous l’ancien régime qui a gangrené les institutions de l’État.
On parle de 460 hommes d’affaires dont la plupart sont impliquées dans des affaires de corruption d’une valeur de 10 à 13 milliards de dinars. A ce propos, la nécessité de réconciliation en mettant fin à la campagne de dénigrement contre eux devient plus qu’impérative.
Ne vaudra-t-il pas mieux désenclaver ces hommes d’affaires et les forcer à investir dans les régions marginalisées afin de relancer l’économie, d’une part, et d’autre part régulariser leur situation dans le cadre de la Justice transitionnelle tout en appelant à lever l’interdiction de voyage ?
Dans ce cadre, le président de la commission de confiscation Nejib Hnane a appelé, vendredi, à promulguer des législations réglementant la réconciliation avec les hommes d’affaires tunisiens interdits de voyager afin de mettre fin au blocage qui paralyse l’économie du pays.
La relance de l’économie est le rendez-vous de la dernière chance. Mais…mieux vaut tard que jamais !
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