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Remaniement ministériel : Une autre lecture d’un ancien diplomate et journaliste

7 janvier 2016
in Chroniques
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Que retenir du remaniement ministériel  annoncé  mercredi 06 janvier,  par le Chef du gouvernement Habib Essid?

1-On est revenu au temps ancien lorsque le remaniement était annoncé par communiqué sans aucune explication ni justification. On ne dit même pas si le chef de gouvernement allait demander l’aval de l’ARP alors que cela est implicite pour respecter le parallélisme des formes.

2- En changeant d’un coup les deux ministères régaliens de l’Intérieur et des Affaires étrangères, les deux têtes de l’Exécutif  font ce qu’on appelle «un partage des frères ». En plaçant Hédi Majdoub qui était son chef de Cabinet lorsqu’il était ministre de l’Intérieur en 2011, Habib Essid achève sa main-mise sur ce ministère devenu en fait celui de la sécurité, puisqu’il est délesté des affaires locales(et donc régionales) dont le nouveau département est confié à un proche de BéjiCaïd Essebssi, Youssef Chahed nommé d’ailleurs par le chef de l’Etat pour diriger la commission des 13 chargée de résoudre les différends au sein du parti présidentiel.  Je dis que M.Essid achève sa mainmise puisque déjà il a nommé un directeur général de la sureté nationale qui est  le vrai patron des services de sécurité sous la supervision et l’œil bienveillant du chef de gouvernement.

2-Le ministère des affaires étrangères est lui désormais, dirigé par un très proche collaborateur du président de la République, Khémaies Jhinaoui, qui a quitté ses fonctions de conseiller principal du chef de l’Etat chargé des affaires diplomatiques pour diriger le bâtiment du Nord Sheraton. Pour mémoire M. Jhinaoui était secrétaire d’Etat aux affaires étrangères lorsque BCE était premier ministre en 2011. D’une pierre deux coups, puisqu’en même temps  BCE se débarrasse de Taïeb Baccouche à qui on reproche sa gestion chaotique des dossiers diplomatiques. Selon certains bruits, on a promis à M. Baccouchele secrétariat général de l’UMA. Mais a-t-il des chances d’y parvenir. Je suis sceptique.

3-Le parti Ennahdha obtient satisfaction sur trois points au moins : 1-un de ses proches  Amor Mansour, jusqu’alors gouverneur de l’Ariana et magistrat de son état prend le ministère clé aux yeux du parti islamiste celui de la Justice.2-il accroit sa part au sein du gouvernement puisque désormais deux ministres sont des Nahdhaouis pur jus ; en plus de Zied Ladhari confirmé dans ses fonctions, il y a désormais Mongi Marzouk ancien ministre de la Troïka nommé au ministère de l’énergie et des mines, poste stratégique s’il en est . 3- et peut être pour lui la plus grande satisfaction puisqu’il a eu la peau de M.Othmane Battikh ministre des affaires religieuses à qui il reproche de mettre fin aux activités d’Imams islamistes. M. Battikh est remplacé par un inconnu, M. Mohamed Khélil, professeur de sciences religieuses à l’Université Zitouna. Le désormais ancien ministre retrouverait bientôt, comme lot de consolation, ses anciennes fonctions de Mufti de la République.

4-Un autre parti de la coalition, l’UPL obtient satisfaction lui aussi, puisque l’un des siens, le vice président et président de son groupe parlementaire, M. Mohsen Hassan est nommé ministre du commerce. Pressenti lors de la formation du gouvernement en février 2015 pour le poste de ministre du tourisme il a n’a pas été pris en fin de compte puisqu’on lui reprochait de ne pas connaitre le secteur. 

5-L’autre changement  qui semble de nature politique est celui du remplacement du ministre des affaires sociales Ahmed Ammar Younbaï par le ministre sortant des transports, Mahmoud Ben Romdhane. Le premier est accusé d’une trop proche proximité avec la centrale syndicale UGTT. On reproche au second sa gestion approximative du département des transports. Il doit son maintien au fait qu’il est membre de Nidaa Tounés et surtout pour avoir été l’auteur de son programme économique. Les transports reviennent à un autre Nidaistes Anis Ghédira ancien secrétaire d’Etat à l’habitat.

6- Parmi les nouveautés la nomination d’un ministre porte parole du gouvernement. Ce poste est confié à un Nidaïste proche aussi d’Ennahdha, Khaled Chaouket qui a brillé ses dernières semaines en se répandant sur  tous les plateaux radio et tv pour défendre la ligne de Hafedh Caïd Essebsi et la coalition avec les islamistes. M. Chaouket héritera aussi du portefeuille des relations avec l’ARP dont a démissionné un adversaire de cette ligne, Lazhar Akrémi.

7-Une autre nouveauté la nomination de M.Kamel Ayadi , expert en bonne gouvernance et lutte contre la corruption au poste de ministre de la fonction publique, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption, un département plein créé sur mesure. Dans le gouvernement de la Troïka il y avait un ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de la gouvernance et de la lutte contre la corruption. C’était M. Abderrahman Ladgham.

8- La surprise de ce remaniement est la nomination de l’artiste et cantatrice, Sonia Mbarek au poste de ministre de la Culture. Ancienne directrice générale du Festival de Carthage,  elle a été critiquée pour ses choix artistiques. Beaucoup de gens de la culture ne vont pas être contents pour ce choix.

9-Une confirmation enfin celle de M. Kamel Jendoubi qui devient ministre plein chargé des relations avec les institutions constitutionnelles, la société civile et les Droits de l’Homme.

9- La décision de supprimer la fonction de secrétaire d’Etat  semble précipitée et injustifiable puisque des secteurs entiers  et des sujets stratégiques deviennent sans tutelle. Ainsi du dossier des martyrs et blessés de la révolution confié à Majdouline Cherni. De même les Tunisiens à l’étranger comme les secteurs de la pêche, de l’habitat sont privés de secrétaires d’Etat. Le ministère des affaires étrangères a eu depuis toujours au moins un secrétaire d’Etat. Le ministre étant appelé à voyager souvent, un membre du gouvernement devait être toujours sur place pour la gestion des dossiers diplomatiques chauds.

Raouf Ben Rejeb

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