
Le changement de position de certains députés du bloc démocratique concernant la motion de censure déposée contre le Président provisoire de la République Moncef Marzouki pour ses déclarations au Qatar, continue d’alimenter la polémique et risque de faire exploser ce bloc puisque l’Alliance Démocratique a déjà exprimé son intention de le quitter.
Cette motion de censure, a été, rappelons-le, initiée par Samir Ettaieb et déposée par un groupe de députés en majorité du Bloc Démocratique, mais contre toute attente et pour des arrangements politiques avec Marzouki, plusieurs des signataires ont retiré leurs signatures dont particulièrement, Selma Baccar, Ali Ben Chrifia, Hanène Sassi, Hichem Hosni et Mohamed Taher Ilahi.
Bien que Vice-Présidente du bloc démocratique, Selma Baccar a justifié cette décision par le fait qu’il faut se concentrer maintenant sur le projet de la Constitution et non sur des déclarations de Marzouki faites à l’étranger. Cette position de la députée a été très critiquée sur les réseaux sociaux.
La députée a même été accusée de traitrise à son propre camp, puisque selon les critiques elle est la vice-présidente du Bloc Démocratique et elle aurait du être la première à soutenir une initiative lancée par un député appartenant à El Massar, parti dont elle est issue !
Selon certains, même si la motion n’avait pas de chance de passer, l’attitude de Selma Baccar et de ses collègues réfractaires, a privé la Tunisie d’un exercice remarquable de démocratie.
Slim Maâtoug
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