Ce sont deux informations qui remettent la question sur la table, la première à propos de l’interview de Néji Jalloul, ministre de l’Éducation, accordée à «Jeune Afrique», et la seconde montrant en vidéo l’«intouchable» Belhassen Trabelsi faisant tranquillement ses courses à Montréal, au Canada, vidéo publiée sur le site de notre confrère «Al Hasri».
C’est qu’à ce jour, rien n’a été obtenu de la part de nos soi-disant «amis», en Europe ou au Canada, qui continuent, au nom d’on ne sait quels principes, à protéger religieusement ces criminels qui ont pillé la Tunisie et l’ont plongée dans une crise économique insoluble.
Si au nom des droits de l’Homme, de quelques lois caduques, mais sûrement pour des raisons d’intérêts inavoués mais largement connus, ces pays continuent de protéger ces «voleurs officiels», la Tunisie est en droit d’exiger avec la plus ferme volonté leur extradition, cela en plus de la restitution de l’argent pillé qui est un bien indiscutable du peuple tunisien et qui doit lui revenir de plein droit.
Malheureusement, le peu de cas que ces pays font de la Tunisie tout entière, à quoi on ajoutera sans ambages la «gentillesse» et le manque de caractère de notre diplomatie, une diplomatie qui n’arrive à s’imposer nulle part, font qu’il n’y aura jamais de droits à recouvrer ni d’argent à récupérer.
Les exemples de cette diplomatie chancelante sont très nombreux, à commencer par les dossiers de nos ressortissants en Libye qui sont continuellement persécutés et que le dernier venu armé là-bas prend impunément en otage.
Et si, d’autre part, dans le souci de «préserver» nos rapports «amicaux» avec ces soi-disant frères et amis, à commencer par l’Arabie Saoudite, la diplomatie tunisienne continue de faire toutes les concessions possibles et imaginables, on n’en a que faire de cette amitié et nous ne devons pas rester éternellement à la solde de ces «puissances» financières et pétrolières et à la merci de leur bon vouloir.
C’est que tous les gouvernements qui se sont succédé à la tête de cette pauvre Tunisie, ne sont jamais arrivés à compter sur leurs propres moyens, n’ont jamais pu bâtir une nation forte, un peuple conscient et autonome, et n’ont jamais cherché à développer et à consolider chez lui la notion du patriotisme et du sacrifice.
Et le peuple ne pourra jamais, pour sa part, rester éternellement piétiné et abusé, car si cette pseudo-révolution, ce soulèvement qui n’a rien d’une révolution, n’a rien donné, viendra un jour où les pendules seront remises à l’heure…
J. B. A.
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