La Société nationale de cellulose et de papier alfa (SNCPA) prépare un vaste programme de restructuration destiné à restaurer sa pleine capacité de production et à réduire la dépendance de la Tunisie aux importations de papier, selon sa présidente-directrice générale, Samia Briki.
Présente à la 40e édition de la Foire du livre avec un stand dominé par le slogan « En célébrant aujourd’hui le livre, nous célébrons les mains qui ont contribué à sa fabrication », l’entreprise publique située à Kasserine expose des échantillons de papier d’impression et d’écriture, de pâte d’alfa et de produits chimiques verts.
La SNCPA fonctionne actuellement à seulement 50 % de la capacité maximale de son unité de production de papier destinée à l’impression et à l’édition, en raison de l’usure des équipements, a-t-elle dit à l’Agence TAP. L’unité de production de pâte d’alfa, est actuellement à l’arrêt faute de financements
Des démarches sont en cours pour mobiliser un financement, après l’obtention de la garantie de l’État à l’issue d’un conseil ministériel consacré à la situation de cette entreprise, la seule au monde à produire de la pâte d’alfa destinée à l’exportation, a-t-elle ajouté.
Aux 700 agents et cadres qu’elle emploie, il importe, d’ajouter les milliers de personnes, notamment les collecteurs d’alfa qui approvisionnent l’usine.
Actuellement, la production de la SNCPA est entièrement consacrée à la couverture des besoins de la rentrée scolaire, notamment les cahiers subventionnés et les manuels scolaires. Mais l’entreprise dispose d’un potentiel de production supplémentaire qui pourrait être orienté vers le papier destiné aux imprimeries et aux cahiers non subventionnés, a fait savoir la PDG de l’entreprise.
La modernisation des équipements prévue dans le cadre du programme de restructuration devrait améliorer sa compétitivité et réduire les coûts de production, ce qui permettrait au papier produit localement de devenir plus compétitif que le papier importé, a-t-elle affirmé.

