La Tunisie vient de confirmer son opposition à une solution militaire en Libye et tente de convaincre les pays voisins de la nécessité d’œuvrer ensemble pour une issue politique à la crise libyenne. Le Ministre des affaires étrangères, Taieb Baccouche a indiqué, suite à ses entretiens avec son homologue italien, que « si le dialogue entre les parties libyennes échoue, il faudra s’attendre au pire ». C’est pourquoi, ajoute-t-il, que « que la Tunisie a décidé de consulter ses voisins en Egypte et en Algérie ainsi qu’en Union européenne pour favoriser une issue diplomatique et politique en Libye ».
Revenant sur l’ouverture de deux consulats à Tripoli et à Bengazi qui a soulevé plusieurs réactions, libyennes surtout, Baccouche a expliqué « qu’il ne s’agit nullement de reconnaître deux gouvernements en Libye et que nous ne supportons aucune partie au détriment de l’autre ni sur le plan politique ou militaire ».