Le secteur touristique tunisien a accusé un repli marqué de ses visiteurs de proximité au terme de l’arrière-saison. En septembre 2026, le nombre total d’entrées touristiques en provenance des pays de l’Union du Maghreb arabe a enregistré une baisse globale de 32,5% par rapport à la même période en 2025.
Cette contre-performance s’explique avant tout par l’essoufflement brutal des deux principaux marchés émetteurs frontaliers, qui constituent historiquement le cœur des flux terrestres vers la Tunisie :
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Algérie : Les flux en provenance du marché algérien, habituellement prépondérants en fin de saison estivale, chutent lourdement de 40,1%.
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Libye : Les arrivées de ressortissants libyens accusent également une régression notable de 17,6%.
À l’inverse, les marchés plus éloignés géographiquement affichent une résistance encourageante, bien que leurs volumes ne parviennent pas à compenser le déficit des deux géants frontaliers :
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Mauritanie : Les entrées mauritaniennes réalisent la plus forte progression avec un bond de +9,5%.
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Maroc : Le contingent marocain consolide légèrement ses positions avec une hausse modérée de +1,8%.
Ce net recul global invite les professionnels du secteur et les autorités de tutelle à réévaluer les facteurs conjoncturels — variations du pouvoir d’achat, conditions de passage aux frontières terrestres ou concurrence régionale — ayant pesé sur les départs de proximité durant ce mois de septembre.
S.G

