La détection d’activités malveillantes n’est que le point de départ d’une enquête sur une attaque. Pour élaborer des mesures de réponse aux incidents les plus appropriées, les analystes en sécurité doivent identifier la cible de l’attaque, l’origine d’un objet malveillant, son degré de popularité, etc. La plateforme Kaspersky Threat Intelligence Portal aide les analystes à révéler plus rapidement le contexte d’une attaque. Les experts de Kaspersky ont examiné les demandes[1] adressées sur le Threat Intelligence Portal pour repérer à quelles menaces les objets malveillants traités par le portail sont le plus souvent associés.
Dans la plupart des cas, les hashtags soumis ou les fichiers téléversés suspects se sont effectivement révélé être des chevaux de Troie (25 % des demandes), des portes dérobées (24 %) — c’est-à-dire des logiciels malveillants qui permettent aux agresseurs de prendre le contrôle d’un ordinateur à distance — et des injecteurs de type Trojan-Dropper (23 %), dont l’objectif est d’installer d’autres objets malveillants. De plus, selon les statistiques publiées par le Kaspersky Security Network, l’infrastructure dédiée au traitement des flux de données de cybersécurité transmis par des millions de bénévoles du monde entier, les chevaux de Troie représentent la catégorie de malwares la plus répandue. Pour leur part, les logiciels malveillants de type Backdoor et Trojan-Dropper sont moins courants : en effet, ils ne représentent que respectivement 7 % et 3 % de l’ensemble des fichiers malveillants bloqués par les solutions Kaspersky.