
Le mythe de la droiture, le rêve de probité, les serments d’intégrité et de vérité commencent à s’effriter et les Tunisiens lassés des turpitudes, des mensonges, des doubles langages, des tromperies et des fausses promesses des nouveaux politiciens, viennent à regretter le temps de la dictature où malgré le clientélisme et l’affairisme de certains ministres,d’autres hautement qualifiés se sont démenés et ont pesé de leur compétence et leur droiture pour servir le pays avec intégrité et abnégation et offrir au peuple un soupçon de quiétude et de bien-être et au pays un degré de développement et de croissance pas encore égalé.
Une déferlante de scandales, d’affaires et de suspicion est en train de secouer la classe politique actuelle accusée des mêmes maux que celle sous l’ancien régime. De nouveaux seigneurs de la terreur promus au rang de dignitaires par la force des bras et l’effet de la violence, d’anciens escrocs notoires blanchis et recyclés pour servir le régime, des nominations douteuses de proches du cercle du pouvoir à des postes stratégiques , des fastes et des privilèges royaux aux élus d’un peuple en souffrance , des voyages et des représentations aux frais de la princesse pour les sœurs et frères de Ministres, un traitement princier pour la cour présidentielle , un cumul de salaires honteux pour 67 députés de l’ANC et des faveurs juteuses pour les courtisans les plus assidus du Palais de Montplaisir suscitent la consternation et la désolation d’un peuple qui fait chuter l’ancien régime à cause des mêmes pratiques.
L’avidité a triomphé des vertus et les tunisiens sont envahis par un sentiment de mépris et de dégout de cette nouvelle oligarchie politique. Drapés de l’étendard de la piété et de la religion pour certains, de l’étendard de l’exil et du militantisme pour d’autres, ils ont berné un peuple rêveur par des promesses de probité et de d’intégrité et ils ont achevé un peuple blessé par une traitrise scandaleuse aux vraies valeurs morales de justice, d’égalité et de développement.
Au lieu de redorer le blason d’une caste politique longtemps décriée et de vaquer à panser les blessures de ce peuple meurtri en s’occupant de ses vraies revendications de justice sociale et de développement équitable , nos élus et nos politiques en bons seigneurs reconnaissants et fidèles à leurs promesses se sont empressés de s’occuper de ces revendications populaires en s’octroyant des privilèges dignes de leurs rangs de serviteurs de la Nation et des augmentations à la hauteur des sacrifices qu’ils consentent pour servir et être à l’écoute de ce Peuple.
Les dernières frasques, les scandales qui se succèdent et la généralisation des affaires ne font que creuser le fossé entre les élus, les gouvernants et le peuple. Il est lassé de ces manœuvres qui perdurent et de ces pratiques ataviques et devient nostalgique malgré lui d’un temps ou seule une poignée de politiciens et de proches véreux étaient touchés par ce fléau de clientélisme et attrapés par le virus des affaires et le reste de politiciens ou plutôt de grands serviteurs de l’Etat, qui forts de leurs compétences reconnues et de leurs intégrités notoire , se sont attelés à planifier et à penser des stratégies pour offrir au peuple et au pays un modèle, qui malgré ses imperfections demeure viable et respectable.
L’imposture de l’intégrité et de la probité se dévoile et gouverner sous couvert de piété religieuse , de militantisme et d’exil forcé se révèle une grande tromperie et une insulte aux sacrifices d’un peuple qui a tant souffert et tant donné pour vivre sous un régime MERITOCTRATIQUE dans lequel les alternatives à l’allégeance , à l’asservissement et à l’avidité sont la compétence, la servitude et la capacité à construire une société prospère, juste et transparente.
Jalel JEDDI
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