La suspension du carton rouge infligé au joueur américain Folarin Balogun prend une tournure de plus en plus surprenante. Selon le journaliste Ben Jacobs, la Maison Blanche aurait contacté la FIFA dès la fin du match des États-Unis en Coupe du monde afin d’exprimer son mécontentement concernant cette décision.
Dimanche, la FIFA a confirmé que l’attaquant américain, expulsé lors du match face à la Bosnie-Herzégovine, ne sera finalement pas suspendu pour les huitièmes de finale contre la Belgique.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’article 27 du règlement, qui permet, sous certaines conditions, de transformer une suspension ferme en avertissement avec sursis. Un scénario similaire avait déjà concerné Cristiano Ronaldo avant une Coupe du monde : initialement suspendu pour trois matchs, il avait vu sa sanction réduite à une seule rencontre, lui permettant ainsi de participer au tournoi dès son ouverture.
Avant cette décision finale, un appel remarqué aurait été passé depuis la Maison Blanche au président de la FIFA, Gianni Infantino, afin de plaider en faveur d’une révision de la suspension initiale.
Selon l’instance mondiale du football, cette intervention n’a eu aucune incidence sur le verdict final. « Cela n’a pas pu influencer l’issue de la procédure, compte tenu des compétences définies à l’article 27 et du caractère indépendant de la commission de discipline », a indiqué la FIFA.
Sur le plan politique, le président Donald Trump a salué la décision de l’instance : « Un grand merci à la FIFA d’avoir fait ce qu’il fallait et d’avoir réparé une grave injustice ! »
Balogun pourra donc bien disputer le huitième de finale contre la Belgique, programmé dans la nuit de lundi à mardi à 2h00. Une mauvaise nouvelle pour l’attaquant du PSV, Ricardo Pepi, qui espérait être titularisé.

