Dans le cadre des efforts visant à sensibiliser à l’importance du don d’organes et à promouvoir la culture du don, le siège du gouvernorat de Nabeul a accueilli une journée de sensibilisation consacrée à cette question.
La rencontre a notamment porté sur l’importance du don d’organes ainsi que sur les procédures juridiques et sanitaires qui l’encadrent.
À cette occasion, Bouthaina Zannad, coordinatrice nationale au Centre national pour la promotion de la transplantation d’organes (CNPTO), a indiqué que 17 000 personnes sont actuellement inscrites comme donneurs sur leur carte d’identité nationale à l’échelle du pays.
Selon elle, ce nombre, bien qu’en progression constante par rapport aux années précédentes, reste insuffisant au regard du nombre important de patients en attente d’une transplantation.
La responsable a souligné que l’organisation de telles journées de sensibilisation, destinées notamment aux forces de sécurité, aux agents de police ainsi qu’au grand public, vise à faciliter les démarches d’inscription de la mention « donneur » sur la carte d’identité nationale et à mieux faire connaître les procédures liées au don d’organes.
Vers la création d’un pôle régional de transplantation à Nabeul
De son côté, Sami Boudouara, directeur régional de la santé à Nabeul, a mis en avant la portée humaine et sanitaire de l’inscription de la mention « donneur » sur la carte d’identité nationale.
Dans une déclaration aux médias en marge de la rencontre, il a également fait état d’une démarche visant à faire évoluer les activités de l’Hôpital Mohamed-Tahar Maâmouri de Nabeul afin qu’il puisse devenir un centre régional de transplantation d’organes, après avoir principalement assuré jusqu’à présent des activités de prélèvement et de don.
« L’hôpital dispose des compétences médicales, paramédicales et logistiques nécessaires pour devenir un pôle régional spécialisé dans les transplantations rénale, hépatique et cornéenne », a-t-il déclaré.
Selon le responsable régional, la mise en place d’un tel pôle permettrait de rapprocher les services spécialisés des patients de la région et de contribuer à améliorer leur prise en charge, notamment pour les personnes en attente d’une transplantation.

