Aussi, donner par là même l’exemple à la masse, et la rassurer que les différences d’opinions et l’opposition ne sont pas obligatoirement sources de discordes et d’affrontement inéluctables. Plutôt, un échange et un bouillon créateurs, qui poussent de l’avant et vers le meilleur.
Cette attitude, d’hommes libres, au-dessus des attaches étroites, leur aurait certainement permis de gagner l’écoute de la classe dirigeante, aussi bien que l’estime du peuple. Ils auraient également joué ce ticket modérateur pour réguler certaines velléités et violence inhérentes aux esprits claniques, de nature dominateurs et méfiants les uns des autres.
Au lieu, ils se sont laissés enfermer dans ces partis-clans, dont le souci principal semblent avant tout de se mettre en pôle position pour gagner un siège au paradis, et assurer soit leurs intérêts soit leurs survies.
Et faute d’un bouillon de culture, on se trouve face à une guerre des chefs et des clans, à qui tire mieux mieux; et où la médiocrité la dispute souvent au ridicule.
Je n’en veux pour preuve que le nombre colossal des démissions suite un échec d’entrer dans un bureau politique d’un parti ou un autre, et le nombre des transfuges et passerelles entre les uns et les autres, au détriment de toute engagement éthique, voire certains du vote du peuple.
Abdelaziz Jaziri
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