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Tunisie: Ahmed Ibrahim a vécu « un véritable cauchemar » à Sfax

1 mars 2011
in Politique
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Après avoir annulé l’organisation du meeting politique qui devait être organisé par la section de Sfax du mouvement Ettajdid, dimanche

27 février 2011, M. Ahmed Ibrahim, premier secrétaire du mouvement Ettajdid, revient sur cet incident.

M. Ahmed Ibrahim, a considéré que ce qu’il a vécu à Sfax, lors du meeting, dans l’une des salles de fête de la ville, a été « un véritable cauchemar », au vu de la gravité de la scène et du chaos qui s’est installé dans cet espace, en présence de familles, d’hommes, de femmes, de jeunes et d’enfants.

S’agissant des circonstances de l’incident, M. Ibrahim a insisté, au cours d’une conférence de presse, tenue par le mouvement Ettajdid, lundi, dans son siège à Tunis, sur l’intention délibérée de certains intrus, qui étaient au nombre de 400, de faire échouer ce meeting politique.

Ces derniers ont attaqué la salle des fêtes de la municipalité de la région, peu avant le démarrage du meeting et exigé des dirigeants du mouvement de quitter les lieux, refusant toute forme de dialogue en l’absence totale des forces de l’ordre.

Il a ajouté qu’environ 150 jeunes âgés de 18 à 24 ans ont pénétré de force dans la salle de réunion, scandant le slogan « dégage, dégage », ce qui a causé un désordre total sur les lieux alors que leurs compères, dont le nombre dépassait les 200 personnes et qui avaient en leur possession des armes blanches et des chaînes, sont restées à l’extérieur de la salle, ce qui a généré une atmosphère de terreur. Il a précisé que ces personnes ont commis ces actes « sous l’instigation de certaines parties proches du RCD et de structures syndicales régionales ».

Le premier secrétaire du mouvement a rappelé avoir été la cible d’injures et de tentatives d’agression physique de la part de certaines personnes à Sfax, jusqu’à son arrivée à son hôtel de résidence, estimant que ces incidents sont une preuve irréfutable de la dérive sécuritaire dangereuse qui sévit dans plusieurs régions du pays et qu’ils s’opposent aux principes mêmes de la révolution.

Il a ajouté que certaines parties cherchent à avorter la révolution et à la dévier de son objectif, en exploitant certains courants qui se disent de la gauche ou appartenant au mouvement « Ennahdha » pour lancer des opérations de harcèlement sous prétexte de protéger la révolution « alors que ces derniers ne représentent pas ces deux mouvements politiques », indiquant que « si la révolution a favorisé l’émergence de tels groupes alors cette révolution n’a plus de sens ».

Au plan national, M. Ibrahim a souligné qu’il existe en Tunisie des parties qui veulent échanger la liberté contre la sécurité et que la dérive sécuritaire que connaît la capitale et plusieurs autres régions commande une véritable prise de position afin d’instaurer la sécurité, appelant toutes les parties « à faire preuve d’un minimum de responsabilité politique, à cesser les surenchères et le harcèlement, à arrêter de cacher derrière les manifestations et à s’ériger en porte-voix du peuple ».

Il a considéré ce qui s’est passé dimanche 27 février à Sfax comme étant une tentative de contourner la révolution et une preuve irréfutable de l’existence d’une contre-révolution pour empêcher l’édification démocratique dans le pays, une question « qui nécessite le rétablissement immédiat de la sécurité dans le cadre du respect des libertés du peuple ».

Enfin, le mouvement « Ettajdid » indique qu’il poursuivra en justice les instigateurs et qu’il ne « tolérera à l’avenir aucune oppression à son encontre », appelant la majorité silencieuse à assumer sa responsabilité.

 

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