
Une fois encore, la Tunisie se distingue de la pire des manières.Pendant que des millions de Tunisiens vivent sous le seuil de la pauvreté et que d’autres souffrent de la cherté de la vie, nos valeureux politiques exhibent de façon ostentatoire les fastes de la république.
Les scandales qui éclaboussent nos gouvernants se multiplient et alors que les représentants du peuple s’octroient des privilèges monstrueux, que notre Président s’auto décrète une rente à vie et que nos ministres brillent dans les palaces 5 étoiles, notre Batman national continue à arpenter les Palais de Justice pour défendre l’indéfendable, attaquer l’inattaquable, contester l’incontestable et justifier par le droit ce qui est condamnable par la morale et l’éthique.Attentifs et aux aguets,les Tunisiens constatent avec dégoût et étonnement que les affaires et les dépassements s’amplifient depuis l’avènement du premier et du plus fort gouvernement légitime de l’histoire de la Tunisie: La valise d’argent liquide de l’aéroport Orly, les moutons importés, le lait importé, le coût des voyages incalculables de Mister Président ,les confettis et les paillettes des palaces tunisiens, les Tuk-Tuk…
Il y a quelque chose de pourri au Khalifat de Tunisie, où Batman justicier des causes perdues, peut affirmer que tous ces scandales sont de pures inventions et que c’est une machination de l’opposition qui cherche par tous les moyens à discréditer et à entacher la réputation des grands hommes de l’Etat connus pour leur piété et leur probité.
Notre Batman nous martèle que nos valeureux ministres ont les mains propres et le cœur blanc comme neige et que la justice doit punir sévèrement les auteurs de ces allégations de malversation et tous ceux qui croient à de telles histoires.
Quelque chose de pourri lorsqu’un ministre avoue que ce n’est pas au Ministère de l’Emploi d’absorber le chômage, qu’un autre tance les Tunisiens d’émigrer en Libye, qu’un autre fasse l’apologie de la violence et qu’un autre reconnaisse qu’il passe ses nuits à l’hôtel aux frais du contribuable et qu’il a les mains propres et la conscience tranquille.
Force est de constater que les heures sombres que traverse le pays en si peu de temps et le nombre incalculable de scandales sont du même acabit que ceux vécus pendant 20 ans de règne Benalien. Une différence toutefois : alors que sous l’ancien régime, un arsenal juridique de contournement des lois permettaient à la cour du Roi de s’enrichir et de rafler les grandes mises, avec le système actuel les auteurs de dépassements le font en toute simplicité au mépris des lois et des règles en vigueur.
En accédant au pouvoir, Ennahdha a introduit dans le système un nouveau critère et un nouvel ordre moral ; l’impunité contre l’allégeance et la fidélité aux principes du Guide Spirituel, seul dépositaire de la vérité absolue et unique défenseur de l’intérêt national et des valeurs morales .Ainsi des hommes et des femmes, sans expérience des affaires de l’Etat, sans respect de l’opinion publique et du seul fait de leur allégeance , sont devenus des habitués des suites luxueuses, se sont permit d’embaucher leur progénitures , se sont octroyés des grades et des privilèges à vie, ont monté des chaines de télévision de nulle part.
Ils ont eu le génie d’établir et de créer un nouveau costume élastique entre la morale, la politique et l’argent et de charger leur Batman d’en être le maitre tailleur stylisant et modélisant les postures selon l’instant, les intérêts et la conjoncture.
Jalel Jeddi
Discussion about this post