
Durant une interview accordée à la chaîne Nessma TV ce dimanche 2 décembre, le président de Nidaa Tounes, Béji Caid Essebsi est revenu sur la situation du pays, sur les événements de Siliana, sur le gouvernement dirigé par Ennahdha, et sur les élections…
Condamnant la violence utilisée par les forces de l’ordre à Siliana, il a tiré à boulets rouges sur la répression policière et l’usage disproportionné de la force envers les manifestants.
Il a également appelé le gouvernement actuel à remettre sa démission arguant le fait qu’un gouvernement restreint de compétences doit lui succéder et insistant sur les ministères de souveraineté qui doivent revenir à des personnalités reconnues et indépendantes.
« Il faut un gouvernement de gestion des affaires jusqu’à la fin de la rédaction de la constitution », a-t-il déclaré.
A partir de là, il a appelé l’Assemblée nationale Constituante à revenir à sa fonction initiale, à savoir la rédaction de la future Constitution qui doit s’achever d’ici la fin du mois et adopter la loi sur l’instance électorale, ainsi que la loi électorale.
Concernant le prochain duel entre Nidaa Tounes et Ennahdha dans le cadre des prochaines élections, Béji Caid Essebsi a réitéré ce qu’il a toujours avancé considérant qu’Ennahdha continuera à faire partie du paysage politique, mais ne doit pas s’accaparer le pouvoir.
Selon lui, ni Ennahdha ni Nidaa Tounes ne peuvent diriger seuls le pays.
Il est également revenu sur le projet de loi visant l’exclusion des ex-RCDistes présenté par Ennahdha. Selon lui, cette loi ne passera pas, et si celle-ci était adoptée elle n’aurait pas de conséquences négatives pour Nidaa Tounes. En revanche, elle pourrait même provoquer la fuite des partenaires internationaux.
Le président de Nidaa Tounes, a cependant appelé à la dissolution des Ligues de protection de la révolution, et ce, afin de rétablir un climat de confiance dans le pays.
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