Dans un bref entretien accordé au journaliste français Georges Malbrunot, M. Sakher Materi, gendre de l’ancien président, indique à son arrivée au lieu du rendez-vous (restaurant d’un hôtel à Doha) « Je ne fais que passer, c’est la première fois que je rencontre un journaliste occidental ».
Au fil de la conversation qui durera une quinzaine de minutes, Sakher Materi dit « J’espère que la transition se passera bien, on verra ». Il nous interroge sur la victoire des islamistes d’Ennhada, sans se lancer dans de virulentes critiques contre les nouveaux maîtres de la Tunisie. « Au contraire, jure-t-il, j’avais cherché à convaincre ma belle famille qu’il fallait accorder un espace aux islamistes ».
Il évoque la France, les autres révolutions arabes, puis avoue ne pas savoir de quoi sera fait son avenir avec sa femme.
En fin d’interview, M. Materi dit être en contact avec son beau-père, Zine el-Abedine Ben Ali, réfugié lui à quelques centaines de kilomètres de là, en Arabie saoudite. Mais il refuse d’en dire plus sur sa santé ou sur son moral. « A bientôt peut-être », lance-t-il avant de partir en traversant le restaurant, incognito.
propos recueillis par Georges Malbrunot
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