
Il semble que le refus de constitutionnaliser le droit au travail a eu de graves retombées sur la nature des relations au sein du Quartet et particulièrement entre l’UTICA et l’UGTT.
Comme on l’a déjà annoncé, la Présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, s’est déclarée triste et déçue que le droit au travail n’ait pas été « constitutionnalisé » et que cette initiative n’ait pas trouvé le soutien des alliés de la centrale patronale et essentiellement de l’UGTT, ainsi que celui des partis libéraux.
Selon certaines sources, la patronne des patrons a exprimé son étonnement et sa colère au secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi.
Surtout que certains patrons qui étaient, dès le départ contre l’alliance « contre nature » entre l’UTICA et l’UGTT, se sont saisis de cette affaire pour critiquer les choix de Bouchamaoui.
Ils ont considéré que la non constitutionnalisation du droit au travail est due au veto de l’UGTT qui a influencé la décision des partis politiques libéraux dont Ennahdha et Ettakatol en contrepartie de certains compromis conclus dans le dos de l’UTICA.
Ces patrons déçus par cette issue n’ont pas compris les justifications du Président de l’Assemblée Nationale Constituante, Mustapha Ben Jaâfar, qui a estimé que la liberté de travail n’a pas été constitutionnalisé car elle risque de compromettre la liberté de grève des travailleurs.
Dépités, ces patrons estiment que de nombreuses parties ont profité du soutien de l’UTICA et de son poids, sans lui accorder aucun retour.
Slim Maâtoug
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