
Plus de 100 jours après la prise de fonction des nouvelles autorités tunisiennes les commentateurs restent sceptiques par rapport à l’action
du gouvernement et des moyens mis en place pour espérer relancer la machine économique.
Les nouveaux gouvernants sont certes animés de bonnes intentions en matière de politique étrangère où il veulent élargir leur cercle d’amis afin d’attirer à la fois de l’argent frais et des investisseurs. Cependant, cet intérêt ne semble concerner que les étrangers puisque pour les investisseurs locaux MM. Moncef Marzouki et Hamadi Jebali se sont contentés de multiplier les messages rassurants mais rien dans les faits.
En effet, le gouvernement reste insensible à l’appel au secours de certains gros investisseurs tunisiens qui emploient des milliers de personnes et qui sont au bord de la faillite à cause de l’inaction du gouvernement.
Plusieurs centaines d’hommes d’affaires et non des moindres, catégorisés dans la rubrique « proches de l’ancien régime », se retrouvent écarter de la vie économique.
Pointés du doigt, ceux-là ont vu leur chiffres d’affaires fondre et leurs entreprises couler à cause de décisions politiques telles que la nomination d’administrateurs judiciaires, gèle des biens et des comptes bancaires et pour couronner le tout interdiction de voyager.
Même quand la société civile veut aider à dépasser le problème, certains membres du gouvernement font du lobbying pour boycotter ce genre d’initiatives.
En effet, Espace Manager a appris que la conférence du lundi 2 avril 2012 qui devait être organiser par l’association « nama » (développement) avec comme invité d’honneur M. Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha, a tout simplement été annulée ! Cette conférence qui devait mettre face à face Ghannouchi avec plusieurs investisseurs tunisiens interdits de voyager n’aurait pas plus à certains.
Selon notre source, des représentants d’un autre parti (dont un ministre) auraient fait pression sur leurs collègues d’Ennahdha pour les dissuader d’assister à ce genre d’événement arguant qu’il s’agit d’une affaire qui dépasse un parti et qui concerne tout un gouvernement. Résultat, le représentant d’Ennadha s’est désisté !!
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