
Le passage de l’homme d’affaires controversé Chafik Jarraya et du journaliste Sahbi Smara lors de l’émission de Ness Nessma du vendredi 29 novembre, consacrée au Libyen Abdelhakim Belhadj, a laissé de grandes séquelles dans la chaîne du Grand Maghreb.
Considérant que ce genre d’invitation dictée par la direction est une intervention dans la ligne éditoriale et le travail de la rédaction, les deux chroniqueurs Sofien Ben Hmida et Zied El Héni ont annoncé lundi qu’ils ont décidé de quitter la chaîne Nessma TV.
Ils ont été suivis quelques heures plus tard par la bloggeuse Lina Ben Mheni, puis par la responsable de la rédaction Meriem Kada.
Bien que les concernés aient préféré ne pas s’étaler sur les raisons de leur départ, leur démission a divisé les opinions et a ouvert la porte aux spéculations et aux interprétations.
Pour certains, les concernés sont à saluer parce qu’ils ont refusé de voir la chaîne se faire corrompre par Chafik Jarraya ou se faire influencer par son argent.
Alors que pour d’autres, le départ des concernés à cause de l’invitation de Jarraya prouve qu’ils ne sont pas neutres dans le traitement de l’actualité et qu’ils ne veulent entendre qu’un seul son de cloche !
Ceux qui sont de cet avis pensent, au contraire, qu’il est du devoir de Nessma d’accorder la parole aux défenseurs de Belhaj parce qu’elle a longuement accordé la parole aux membres de l’IRVA et particulièrement à Laâguili Ettaieb.
Mais quoi qu’il en soit, cette nouvelle vague de démissions qui s’est ajoutée aux précédents départs de Sofien Ben Farhat, Elyes Gharbi et de Hamza Balloumi de Nessma, pousse à la réflexion sur la nature des relations entre la direction d’un média privé et la rédaction et sur les limites de l’intervention de chaque partie dans la ligne éditoriale.
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