mercredi, 5 août, 2026
Espacemanager
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR
No Result
View All Result
Espacemanager
No Result
View All Result

Tunisie: Contre-Attaque

2 mars 2011
in Chroniques
A A
Share on FacebookShare on Twitter

Quelque critiques que puissent être la situation et les circonstances où vous vous trouvez, ne désespérez de rien; c’est dans les occasions

où tout est à craindre qu’il ne faut rien craindre; c’est lorsqu’on est environné de tous les dangers qu’il n’en faut redouter aucun ; c’est lorsqu’on est sans aucune ressource qu’il faut compter sur toutes ; c’est lorsqu’on est surpris qu’il faut surprendre l’ennemi lui-même. du général Chinois Sun Tzu connu pour son célèbre ouvrage l’Art de la Guerre.

L’heure est à la discorde, l’heure est à la désunion, l’heure est au plus grand de tous les maux, la « fitna ». Pourtant il n’est pas encore temps de désespérer. Au contraire, c’est le moment de se regrouper, de se réunir et de mettre fin, une fois pour toute, aux troubles et au chaos que nous sommes en train de vivre.

Jusqu’à présent nous avons laissé l’adversaire mener la partie, nous lui avons cédé toutes les priorités, nous étions dans l’urgence, dans la manipulation, dans l’incompréhension. Nous étions forcés de réagir au lieu d’agir.

Aujourd’hui nous avons récupéré la main. Pour la seconde fois depuis le 14 janvier, le peuple tunisien a réussi à imposer sa volonté. Nous avons sorti le vizir du tyran. Nous avons forcé le pouvoir du cartel qui se prétend un État à lâcher la forteresse du premier ministère.

Évidemment le pouvoir du cartel a immédiatement réagi. Il a usé de toute la puissance de la rhétorique politique afin de réveiller les peurs les plus profondes enfouies dans notre âme tunisienne. Ces peurs infondées et ancestrales du barbare, de l’étranger à soi, de l’armée menaçante, ces peurs tout à la fois humaines et tunisiennes.

L’image qui réveille ces peurs nous parle du plus profond de notre histoire, un vieil homme d’apparence fragile qui s’en va dignement avec un regard chargé de reproche et la bouche pleine de menaces contenues. Il aurait fallut être un monstre pour ne pas avoir le cœur serré face à cette image du père maltraité.

Et pourtant il ne s’agissait que d’une image, une image savamment construite dans un but précis. Instiller la peur du lendemain et le remord dans nos cœurs et dans nos âmes. Cela a fonctionné, et pour une raison toute simple, le tunisien a bon cœur, n’est pas rancunier et donne facilement sa confiance.

Sauf que le peuple Tunisien doit choisir aujourd’hui entre son destin historique et sa naïveté politique. Notre histoire a un prix : notre innocence politique. Les Tunisiens doivent comprendre aujourd’hui que la seule chose qui les empêche d’atteindre à la liberté politique c’est eux-mêmes. Notre liberté en tant que peuple est à portée de main, il suffit de se lever et de tendre le bras afin de la saisir.

Il n’est plus possible aujourd’hui de continuer à croire les mensonges du pouvoir sans se mentir à soi-même. Il est évident que, pour la plupart d’entre nous, la possibilité même de la manipulation politique relevait de la science fiction il y a encore trois mois. Mais aujourd’hui cela a été prouvé de nombreuses fois, il n’est plus temps de nier la réalité.

Aujourd’hui, nous savons que les jeunes qui sèment le chaos sont payés à le faire, nous savons qu’un certain nombre de haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur ainsi que des anciens ministres qui ont bâtis leur fortune sur le vol et l’extorsion sont encore en liberté et en possession de la plupart de leurs biens. Faut-il véritablement expliquer que ces jeunes qui sont payés sont probablement payés par ces hauts fonctionnaires ou ces anciens ministres qui ne souhaitent pas voir la paix et le calme revenir dans notre patrie ?

Le temps du dégage est passé. Il est temps pour nous, peuple Tunisien, de passer à l’étape supérieure. Il est temps pour nous de relever nos manches et d’agir plus efficacement. Il s’agit maintenant pour nous d’arrêter de nous déchirer, car c’est exactement ce que souhaitent ceux qui instaurent le chaos. Cette dissension est leur but depuis le départ du tyran. Ils ne souhaitent que de nous voir nous entredéchirer et les laisser reprendre le pouvoir doucement, tranquillement.

La première des priorités est la réconciliation. Que la Koba et la Kasbah se rejoignent pacifiquement et que notre union en tant que peuple soit celée à nouveau. Que chacun essaye de voir d’où lui vient cette haine de l’autre et qu’il réalise enfin que la télévision (mais à qui appartient-elle ? d’où lui vienne ces financements ?) ne montre que des images dégradantes et fausses de ceux qui sont à la Kasbah. Que toute ces rancœurs sont le fruit d’un travail de propagande qui a commencé dès la semaine du 17 janvier.

Ensuite, que ceux qui ont la vocation d’aider dans les œuvres sociales investissent ce champ, que ceux qui se sentent des aspirations politiques se lancent dans l’arène et défendent leurs idées et façonnent la vie politique naissante. Que les travailleurs qui ont des revendications se lancent dans la vie syndicale et la fasse revivre réellement. Que chacun comprenne que son pays compte sur lui et agisse dans ce sens.

Quant aux adversaires ? Et bien ceux-là, il faut leur réserver un traitement bien particulier. Nous devons faire une pression permanente sur le gouvernement et sur le ministre de l’intérieur afin que les anciens hauts responsables du ministère de l’intérieur soient réellement mis hors d’état de nuire quelle que soient les menaces qu’ils profèrent, que les anciens ministres qui ont une fortune qui n’a pu être constituée que malhonnêtement voient leurs biens confisqués et leur liberté réduite. Que les dirigeants de l’audiovisuel qui ont eu des relations privilégiées avec le pouvoir soient démis de leur fonction et n’aient plus de possibilités d’influer sur les programmations audiovisuelles.

Lorsqu’un individu  est atteint d’un cancer de la peau, ce n’est pas de la crème qu’il lui faut, mais l’extermination des cellules cancéreuses. La confiscation, par l’État, des biens et de la liberté de certains individus qui se sont corrompus avec le pouvoir, le temps que le calme revienne et que des enquêtes puissent être menées ne semble pas être un grand mal en comparaison du chaos et de la terreur que certains ennemis de l’intérieur sont en train de semer grâce à leur influence et leur argent.

Il n’est plus temps de négocier avec les ennemis de notre nation, combien même ils ont les apparences de citoyens propres sur eux. L’heure est au nettoyage, et les juristes trouveront dans la littérature juridique de l’État d’urgence tout l’arsenal juridique à employer pour parer au plus urgent : mettre fin aux exactions de la seule et véritable minorité agissante qui existe, celle des contre-révolutionnaires.

 

Par Shiran Ben Abderrazak

Previous Post

Deux tunisiens conviés au Sommet bancaire Francophone 2011 à Paris

Next Post

Tunisie: dénonciation d’une campagne de dénigrement contre l’armée nationale

Next Post

CNLT-Tunisie: Sihem Ben Sédrine appelle à l'élection d'une assemblée constitutionnelle

Discussion about this post

EspaceManager

Espacemanager

  • Contact
  • Qui sommes-nous ?

Nos rubriques

  • Actualités
  • Auto
  • Chroniques
  • Communiqués
  • Divers
  • Économie
  • Finance
  • High-tech
  • Infos sociétés
  • International
  • Interviews
  • Macro
  • Marketing
  • Politique
  • Social
  • Sport

Suivez Nous!

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR