
* Suites aux critiques de Marzouki, les « Nahdhaouis » invités,
se retirent… sans Rached Ghannouchi !
* Tahar Hmila, expulsé de la salle par les congressistes
Les travaux du 2ème congrès national du Parti du Congrès pour la République (CPR) ont démarré, vendredi 24 août, au palais des Congrès de Tunis, en présence d’un grand nombre de membres du gouvernement provisoire.
La séance d’ouverture a été toutefois marquée par un incident provoqué par la lecture du message adressé aux congressistes par le fondateur du parti, Moncef Marzouki, président de la République provisoire.

Ce message comprenait des critiques claires au mouvement Ennahdha, principal membre de la Troïka.
M. Marzouki a fait allusion, dans son message, « aux efforts déployés par le Mouvement Ennahdha en vue de dominer les structures de l’Etat ».
Ces accusations ont été suivies du retrait de la salle des membres du gouvernement provisoire appartenant à Ennahdha, dont notamment Samir Dilou, ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, Ali Laarayedh, ministre de l’Intérieur, et Abdellatif Mekki, ministre de la Santé.
Ils ont, par la suite, déclaré aux médias que le contenu du message de M. Marzouki est contraire à la réalité et qu’il « estompe la vérité ».

De son côté, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, qui était présent dans la salle du congrès, ne s’est pas retiré de la séance, dès lors qu’il devait par la suite prononcer une allocution aux congressistes, comme fut le cas pour le président du parti Ettakattol, Mustapha Ben Jaafar.
La séance d’ouverture a, en outre, enregistré l’expulsion par les congressistes du membre de l’Assemblée nationale constituante, Tahar Hmila, en raison de ses dernières déclarations dans lesquelles il a appelé à ce que le président fondateur du CPR, Moncef Marzouki, soit soumis à un examen psychiatrique.

Discussion about this post