
Jamais dans l’histoire, les relations entre les magistrats et les avocats n’ont connu un tel niveau de tension.
Bien que ces relations entre les deux composantes essentielles de l’institution judiciaire, soient entrées dans une spirale de tension permanente et de conflits à n’en plus finir depuis quelques mois déjà, c’est le mandat de dépôt émis la semaine dernière contre l’avocate Fatma Mejri, (accusée d’avoir arnaqué l’une de ses clientes), qui a représenté la goutte qui a fait déborder le vase .
Suite à cette affaire, le Palais de Justice a vécu des événements le moins qu’on puisse dire indignes de l’institution judiciaire et les avocats et les magistrats ne se sont pas arrêtés de se jeter le tort de la responsabilité de la crise, arrivant même à se lyncher sur les plateaux des médias.
Comme si cela ne suffisait pas ; le mandat de dépôt émis hier contre cinq avocats (dont le secrétaire général de la section de Tunis Laâroussi Zghir) qui ont été traduits devant la justice pour s’être attaqués au juge d’instruction du 5ème bureau du Tribunal de Tunis pour qui a émis le mandat de dépôt contre une de leurs consœurs; est venu envenimer encore plus une crise plus qu’alarmante.
Face à la gravité de la situation, il est impératif que les sages de ces deux composantes essentielles de l’institution judiciaire prennent les devants pour dépasser une crise qui met en danger même les intérêts des citoyens et cela en attendant de mettre en place une charte de déontologie commune qu’aussi bien les avocats que les magistrats doivent respecter.
Il est à noter que le discours apaisant de Maître Abdessatar Massoudi, chargé par le bâtonnier des avocats Mohamed Fadhel Mahfoudh d’intervenir sur les ondes d’Express FM dans la matinée de ce jeudi 27 février 2014, a représenté un signe positif vers une conciliation qu’on espère rapide.
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