
La Tunisie post-révolution a certainement connu en l’espace d’à peine trois années, le nombre le plus élevé de grèves de toute son histoire.
Il faut dire que des grèves, il y en a eues partout et dans tous les secteurs et domaines d’activités. Des grèves organisées mais aussi des grèves sauvages et dénuées de tout sens.
Après la promulgation de la nouvelle Constitution, la démission du gouvernement Troïka 2 et l’investiture du Cabinet Jomâa, l’on croyait les grèves sauvages renvoyées aux calendes grecques. Que nenni !
Les Tunisiens, ou du moins une partie, semblent s’être habitués à ce rythme de grève et autres protestations à tout-va…! Et il paraît qu’il leur est difficile d’abandonner cette pratique qui est désormais collée à leur dos.
Toutes les raisons sont bonnes pour protester, faire grève et parfois même, la situation dégénère et tourne à l’affrontement. La dernière trouvaille, c’est de faire grève suite au décès des martyrs de Jendouba, tombés lors d’une attaque terroriste dimanche dernier.
Une grève qui aura lieu dans tous les établissements scolaires et d’enseignement de la ville! Du « grand n’importe quoi »…!
Il faudrait que le contraire ait lieu, il faudrait que les Tunisiens, dont la majorité sont malheureusement des flemmards de nature, se retroussent les manches et travaillent, doublement, voire triplement si ce n’est exponentiellement afin de redresser la barre et donner un second souffle à une économie qui peine à retrouver la forme.
Il faudrait se rappeler que la grève est régie par une réglementation stricte et qu’il ne faut pas qu’elle soit vidée de son sens, quoi qu’il arrive. Il faudrait toujours se rappeler que le fait de faire grève n’est autre qu’un moyen de faire passer ses revendications aux décideurs d’une entreprise. Qu’est-ce que l’enseignement vient faire la-dedans, surtout qu’il s’agit d’un acte terroriste barbare… cherchez le fil…!
Slim Maâtoug
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