
Après la polémique qui a suivie l’affaire du passeport diplomatique décerné au Président du Parti Ennahdha Rached Gannouchi, le gouvernement est sorti de son mutisme pour justifier cette décision controversée.
Le ministre des Affaires Étrangères Rafik Abdessalem a d’abord indiqué que le passeport diplomatique est un droit pour tous les présidents des partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale Constituante dont Rached Ghannouchi.
Rafik Abdessalem a aussi précisé que ce privilège a été accordé par le Président provisoire de la République Moncef Marzouki.
Cette position a été confirmée par Lotfi Zeitoun, ministre conseiller auprès du Chef du Gouvernement, lors du point de presse hebdomadaire à La Kasbah.
La question qui se pose maintenant est celle de savoir si Kamel Morjane Président du Parti El Moubadara et Hechmi Hamdi, leader du mouvement «Pétition populaire pour la liberté, la justice et le développement» pourront bénéficier de ce même privilège, en suivant la même logique, puisqu’ils sont représentés à l’ANC.
Si pour le premier, l’éventualité est envisageable surtout que l’interdiction de voyager qui le frappait a été levée, le problème est plus complexe pour Hamdi.
D’abord « Al Aridha » est une liste indépendante et non un parti, ce qui nous pousse à nous demander si elle entre dans le cadre de cette décision, ensuite son fondateur semble être poursuivi par la justice dans l’affaire des financement douteux de l’ATCE. Affaire à suivre.
JBH
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