
Radio France Internationale a rapporté que la transition politique a franchi le 27 janvier deux étapes importantes: l’Assemblée nationale a voté à une écrasante majorité la nouvelle Constitution.
Et le Premier ministre Mehdi Jomaâ a enfin réussi à former son gouvernement, pour l’essentiel composé de hauts fonctionnaires, de magistrats et de personnalités venues du secteur privé.
RFI a ajouté: « Ainsi plus de deux ans après son élection, l’Assemblée nationale constituante a enfin mené à bout sa mission: la Tunisie a désormais une nouvelle Constitution, adoptée dimanche soir par 200 voix pour, 12 contre et 4 abstentions. Ce texte prévoit un exécutif à deux têtes : président et chef du gouvernement. Il accorde une place réduite à l’islam, et introduit la parité homme-femme dans les assemblées élues, une première dans le monde arabe…..
L’article s’est aussi étalé sur l’ambiance festive qui a suivie l’adoption de la Constitution : « Hymne national, cris, applaudissements, l’Assemblée transpirait de joie au moment de l’adoption. Même tableau dans les loges où s’entassaient observateurs, proches de députés et membres de la société civile.
La Tunisie, premier pays du printemps arabe à ne retomber ni dans le chaos, la guerre ou l’autoritarisme. C’est ce qui rend Samir Dilou, le ministre des droits de l’homme très ému : « Je ne trouve pas les mots, c’est un grand moment pour la Tunisie, c’est un moment de fierté. La Tunisie, qui a inauguré le printemps des révolutions arabes, peut espérer maintenant inaugurer le printemps des démocraties arabes. Nous sommes très fiers. »
A la fin de la séance, les célébrations ont résonné encore plusieurs heures dans les couloirs de l’Assemblée.»
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