
Lors d’une conférence de presse tenue au siège du syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) sur le thème « les horizons des libertés au sein de la nouvelle constitution », la présidente de l’Association Tunisienne de soutien aux minorités, Yamina Thabet a expliqué que son association dénonce la condition, dans le texte du projet de constitution, d’être musulman pour se porter candidat à la présidence de la République et appelle à son annulation.
« Cette condition, qu’elle qualifie de « discriminatoire », s’oppose à la liberté de conscience qui constitue, désormais, un acquis et une liberté fondamentale » a-t-elle dit.
La présidente de l’association s’est dite d’un autre côté contre l’enracinement de l’identité arabo-musulmane dans l’éducation, proposant de la remplacer par l’enracinement de l’identité tunisienne, fruit d’une histoire riche et d’un mélange de plusieurs civilisations.
Elle a, à cet égard, appelé à constitutionnaliser les droits des minorités. Cette position a bien sûr provoqué un tollé et ouvert la porte à une grande polémique et certains observateurs n’ont pas compris comment peut-on véhiculer, en ce moment précis, ce genre de discours qui ne peut semer la discorde.
Ceux qui se sont élevés contre ce genre d’appel estiment qu’un peuple constitué à 99% de musulmans ne peut être présidé que par un musulman. Ils ont estimé que ce genre d’associations qui sont en majorité financées par l’étranger servent des agendas qui veulent déraciner ce pays et l’éloigner de ses origines arabo-musulmanes.
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