L’Assemblée Nationale Constituante a repris ses travaux, mardi après midi, pour poursuivre l’examen du projet de loi portant organisation provisoire des pouvoirs publics, en présence de la majorité de ses membres et sous la présidence de M. Mustapha Ben Jaâfar.
Pour ce qui est de la motion de censure, outre Ennahdha instigateur de ce projet de loi, ce sont les Partis Ettakatol et le CPR qui en ont pris pour leur grade ces derniers jours et ont été violement critiqués.
Plusieurs voix se sont élevées pour se demander pourquoi ces deux partis de la Troika ne reprendraient-ils pas les négociations avec les Nahdhaouis pour trouver un consensus cohérent et légitime permettant de retenir un mécanisme de contrôle infirmatif, de nature à rassurer les Tunisiens à et à avertir et redresser le gouvernement en cas de dérapage.
Pendant la séance de l’après-midi et après avoir écouté les critiques d’un bon nombre de parlementaires, M. Noureddine Bhiri, membre d’Ennahdha prend la parole pendant près de 15 minutes et arrive enfin à détendre l’atmosphère.
Il indique que son parti entend modifier le projet d’organisation provisoire des pouvoirs publics de façon à permettre le vote de la motion de censure à la majorité absolue des 50% +1 et non plus sur la base des deux tiers.
Et M. Bhiri de continuer sur sa lancée en ajoutant que son parti entend même inscrire le Code du Statut Personnel comme loi fondamentale et non plus comme loi ordinaire.
Cette déclaration confirme certes la bonne volonté du parti majoritaire Ennahdha et nous conforte également dans l’idée que la pression et l’opposition est importante et doit continuer aussi bien à l’intérieur de la Troika qu’à travers les différents représentants des partis dits de l’opposition à l’Assemblée.
Cette première bataille gagnée ne doit pas non plus nous faire oublier que les revendications en dehors de l’Assemblée (sit-in du Bardo 1) ont beaucoup contribué à ce changement de ton de la part d’Ennahdha. Vive la liberté d’expression et pourvu que ca dure.
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