Le parti Ennahdha a démenti, jeudi, les accusations d’implication du parti dans les récentes agressions de citoyens, au nom de la religion et de
l’application de la Charia islamique.
Le secrétaire général du parti et porte-parole d’Ennahdha Hamadi Jebali a affirmé, lors d’une conférence de presse, qu’il s’agit d’allégations ayant pour finalités de semer la discorde et de détourner le peuple tunisien de ses préoccupations majeures.
« Les mosquées sont la propriété du peuple d’où la nécessité de tenir ces espaces loin de toute forme de propagande », a-t-il soutenu, citant les dépassements enregistrés ces derniers jours avec l’expulsion des imams, les agressions visant des femmes non-voilées, les vols et les atteintes aux intérêts des citoyens.
La nomination des imams est la responsabilité du ministère des Affaires religieuses, a-t-il soutenu. Cette décision doit intervenir dans le cadre d’un consensus entre les autorités et les fidèles, a-t-il précisé.
Concernant le « hijab », M. Jebali a indiqué qu’Ennahdha traite cette question selon le principe que la religion doit être pratiquée en toute liberté rejetant toute violation des libertés individuelles. Plusieurs femmes, parmi celles que le parti va présenter leur candidatures aux élections de la constituante ne portent pas le « hijab ». Ce fait atteste, dit-il, que le port du voile n’est pas une condition pour appartenir au parti d’Ennahdha.
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